Standard Le Standard souhaite créer 240 places sur l’ancien terrain du Fémina derrière la T1 mais il est bloqué par le recours d’une riveraine.

En 2016, Bruno Venanzi dévoilait son grand projet pour le stade de Sclessin. Le Président souhaitait moderniser ses infrastructures et cela passait, entre autres, par la construction d’une esplanade derrière la T1 (rue de la Centrale) qui surplomberait un parking souterrain. Le patron du Standard espérait voir ce projet aboutir en 2019.

On le sait, la mobilité autour du stade Maurice Dufrasne est un réel souci et ce, depuis des années. L’antre liégeois est cruellement dépourvu de parkings suffisamment grands pour accueillir les nombreux supporters (plus de 22.000 en moyenne toutes les deux semaines).

Après le décès tragique d’un supporter (Henri Penning, 82 ans) survenu sur le pont d’Ougrée avant le match d’ouverture du championnat contre Gand, la question du manque de places de parking aux abords du stade se pose avec davantage d’acuité.

Pourtant, cela fait plus de deux ans que le Standard tente de remédier à ce problème. En décembre 2016, la Région wallonne délivrait au Standard le permis d’urbanisme pour son projet d’esplanade derrière la T1 ainsi que celui de la construction d’un parking en lieu et place de bâtiments (qui appartiennent au club suite à leur rachat par Roland Duchâtelet) de l’autre côté de la rue de la Centrale.

Mais c’était sans compter sur le recours devant le Conseil d’État de deux riveraines du stade qui estimaient que les nuisances seraient bien trop importantes. Les deux plaignantes ont été entendues et, le 9 août 2017, le Conseil d’État a ordonné la suspension du permis délivré au Standard le 2 décembre 2016, pour la démolition d’immeubles situés rue de la Centrale, en prévision d’agrandir un parking et d’en créer un autre.

En octobre, le Standard faisait savoir qu’il abandonnait, momentanément, son projet, précisant également avoir entrepris des démarches pour obtenir d’autres autorisations concernant les mêmes parcelles pour un projet plus englobant.

Il s’agissait de la réalisation d’un parking de 240 places sur ce qui est actuellement l’ancien terrain du Fémina juste derrière la T1. Le Standard a, une nouvelle fois, reçu son permis en avril dernier mais, là encore, il a dû faire face, non plus à deux mais à une seule riveraine qui, pour les mêmes raisons invoquées pour le permis précédent (nuisances sonores et lumineuses) a sollicité le Conseil d’État. Ce dernier vient récemment de citer les deux parties à comparaître.

Le Standard regrette cette situation d’autant que le club aurait pu débuter les travaux à la fin du mois d’août.