Standard

Nebojsa Kosovic ayant été prêté immédiatement après avoir signé pour 4,5 ans au Standard, Jean-Marc Makusu (à prononcer Makoussou), prêté jusqu’en fin de saison par Bel’Or avec option d’achat, est le seul renfort rouche du mercato hivernal. Et encore : pour la direction et Guy Luzon, c’est plutôt un pari sur l’avenir et il jouera avec les U21 dans un premier temps. "On m’a rapporté ces déclarations… Cela décuple ma motivation : je suis déterminé à montrer que j’ai ma place dans le noyau A. Si l’entraîneur me donne ma chance, je ne le décevrai pas et je lui montrerai qu’il peut compter sur moi", réagit Jean-Marc Makusu (21 ans), joint par téléphone à Kinshasa. "Je sais que j’ai cinq mois pour convaincre le Standard de lever l’option. L’adaptation ne sera pas facile, mais je n’ai pas le choix."

En RDC, on dit que vous êtes le nouveau Mbokani. A raison ?

"J’ai son style, c’est vrai. Mbokani, c’est mon idole. Comme moi, il est passé par Bel’Or. Je n’ai pas un grand gabarit (1,77m pour 70 kg) mais je suis à l’aise balle au pied et face au but. Je suis rapide et je sais donner les coups francs. Cela dit, je sais que je devrai passer un cap en venant en Europe. Je peux progresser dans tous les domaines."

Mbokani avait fait une étape par le TP Mazembe, le championnat national. Vous venez du championnat régional de Kinshasa (EPFKIN). Un inconvénient ?

"Je pouvais signer au TP Mazembe. Mais l’EPFKIN est plus relevé que le championnat national. La preuve, je suis repris en équipe nationale (3 sélections en A, 2 en sélection des joueurs locaux qui vient de jouer la CHAN en Afrique du Sud) . On joue beaucoup plus de matches en EPFKIN car il y en a 38 sur la saison. En deux saison et demie à Bel’Or, j’ai joué 39 matches et inscrits 47 buts."

Aviez-vous d’autres offres ?

"Oui, au Qatar, en France (Nîmes et Sochaux) et en Belgique (Mons) . Le Standard est très connu en RDC, grâce à Mbokani. Mon président à Bel’Or ne m’a dit que du bien du Standard. Mbokani aussi; il m’a notamment parlé du fabuleux public de Sclessin. J’ai hâte de voir cela. J’arrive normalement la semaine prochaine car j’ai des formalités administratives à régler ici."

Lors de votre conférence de presse d’adieu à Bel’Or, on vous voit avec une vareuse du Standard floquée du n°99. Pourquoi avoir choisi ce numéro ?

"Je ne l’ai pas choisi, c’est celui qu’on m’a envoyé. Ici, j’ai le 15 (NdlR : pris au Standard par De Sart) mais peu importe le numéro. Le plus important, c’est de jouer…"