Standard Christian Luyindama va signer un nouveau contrat revu à la hausse avec le Standard.

Pour le Standard, l’année 2017 aura été d’un mauvais cru sans précédent. Mais pour un Standardman, elle fut celle de la révélation. Prêté, l’hiver dernier, par le TP Mazembe et arrivé à Sclessin en mars (en compagnie de Bope Bokadi) après avoir longuement attendu son visa, Christian Luyindama a connu une ascension fulgurante.

Non repris pour les quatre premiers matchs des PO2 de la saison dernière, le Congolais s’est ensuite installé dans l’équipe, en tant que médian défensif, qu’il n’a plus quittée jusqu’au terme de la compétition. Si ses aptitudes balle au pied pouvaient laisser perplexe, son engagement et sa présence physique impressionnaient déjà.

Convaincus de la future réussite de leur joueur, les dirigeants liégeois ont rapidement levé l’option (qui se levait automatiquement après un certain temps de jeu), en mai. Un mois plus tard, la direction liégeoise, une fois de plus persuadée que le Congolais allait éclater, offrait déjà un nouveau contrat à son joueur.

Cette saison, Luyindama est passé de l’ombre à la lumière. Laissé en dehors du groupe lors des trois premières journées, Luyindama l’a intégré dès la 4e journée et s’est installé dans le onze de base contre Charleroi (6e journée) reléguant ainsi Scholz aux oubliettes.

Aujourd’hui, le Boss comme on l’appelle dans le vestiaire, est devenu une pièce maîtresse de l’effectif liégeois. Sa sérénité, son calme, sa puissance et la propreté dans son jeu (seulement 2 cartons jaunes reçus) ont convaincu les observateurs.

La fulgurante évolution de Luyindama n’a pas laissé les recruteurs européens insensibles. Si bien que le Standard commencerait à s’inquiéter d’un éventuel départ de sa tour de contrôle.

Afin de refroidir les ardeurs des clubs intéressés, la direction liégeoise négocie depuis plusieurs jours avec son joueur afin de lui faire signer un nouveau contrat. Le but étant de blinder le défenseur central afin qu’il demeure à Sclessin. Le salaire de Luyindama serait alors revu à la hausse et une clause libératoire pourrait bien être incluse afin d’éloigner les prétendants et de s’assurer, dans le futur, d’une belle rentrée d’argent lors d’un éventuel départ.

Christian Luyindama devrait donc, avant le stage, parapher un nouveau contrat, le troisième depuis son arrivée en bord de Meuse en mars 2017 qui aura définitivement été une très belle année pour le Boss.

Carcela: Alavès plutôt que Sclessin ?

Le 22 décembre, à la veille de la venue de Saint-Trond à Sclessin, Mehdi Carcela avait fait rêver les supporters du Standard avec un message énigmatique sur les réseaux sociaux : "Demain grosse surprise pour mes amis liégeois… ou plutôt pour ma famille liégeoise…" Le lendemain, l’international marocain donnait le coup d’envoi fictif du match recevant une belle ovation de la part des fans rouches qui continuaient à espérer son retour. Prié de quitter l’Olympiakos, Carcela, se serait bien vu revenir une seconde fois à la maison.

De son côté, le Standard souhaitait (souhaite toujours ?) le retour de son ancien joueur mais pas à n’importe quelles conditions. Bruno Venanzi se serait rendu à Athènes. Le dossier aurait pu être ficelé si Renard, Hervé et non Olivier, n’était pas entré dans la danse. Le sélectionneur français du Maroc aurait ainsi conseillé à son joueur de ne pas opter pour un retour en Belgique en vue d’une éventuelle sélection pour la Coupe du Monde en Russie.

Le sélectionneur des Lions de l’Atlas préférerait voir son joueur revenir en Liga et se mesurer à de bien meilleures oppositions. C’est ainsi que l’option d’Alavès, déjà évoquée, semble plus probable pour le Marocain qu’un retour à Sclessin.

Actuellement 17e de Liga, Alavès, qui s’est séparé d’Enzo Zidane, le fils aîné de Zinédine Zidane, parti au FC Lausanne, compterait sur Mehdi Carcela pour éviter la relégation. Le dossier ne devrait pas se décanter avant une dizaine de jours au minimum.