Standard Paul-José Mpoku prenait ses responsabilités et appelait à oublier les erreurs du passé

Pour sa centième sortie en Pro League sous le maillot rouche , Paul-José Mpoku avait certainement rêvé à une autre issue. Balayé par Zulte Waregem, son Standard est retombé dans ses travers.

Paul-José, qu’est ce qui n’a pas fonctionné ?

"Je ne sais pas trop quoi vous dire si ce n’est qu’il faut assumer. Depuis que je joue au Standard, prendre quatre buts à domicile, c’est du jamais vu."

Il n’y a pas eu beaucoup de jeu.

"C’est vrai et c’est ce qui nous manque depuis le début du championnat. On essaie de travailler notre jeu à l’entraînement, d’oser et de ne pas avoir peur de tenter des choses. Mais pour le moment, on n’y arrive pas encore."

Après le 0-1, on sent que tout s’écroule.

"C’est ça le problème du Standard. Quand tu prends un but, tu penses que le match est terminé mais non, il faut continuer et être positif. Il faut arrêter d’avoir peur."

Ce bilan de 4 sur 12 fait tâche.

"C’est très moyen et il ne faut pas se voiler la face, pour le moment, n ne joue pas le football qu’on voudrait mais il faut être patient et travailler."

Le soufflé est-il déjà retombé ?

"Non. On était confiant pour ce match mais après le 0-1, on a baissé la tête. Comme je l’ai déjà dit, il faut arrêter avec cet état d’esprit."

Les supporters ont quitté le stade en cours de match, ça aussi c’est dur.

"C’est compréhensible. On est le Standard et on se doit de faire honneur au blason. Je me répète mais on doit travailler et oublier la saison dernière et ne plus en reparler dès qu’il y a le moindre petit problème qui fait surface. Pour les fans, ce n’est pas facile mais qu’ils sachent que pour nous non plus. On ne joue pas pour perdre tout de même."

Cela veut dire que certains joueurs évoquent encore la saison dernière.

"Oui, parfois certains y pensent et en parlent. Il faut oublier et aller de l’avant. Moi, je n’étais pas là mais j’essaie de faire passer le message qu’il faut arrêter de vivre avec le passé. Ce n’est pas normal qu’on baisse le rideau après un but concédé."

C’est aux leaders comme Pocognoli et vous à faire passer le message ?

"Tout le monde doit le comprendre. On ne peut pas tout faire à deux. Il faut que tout le groupe soit positif et se dise que ce n’est pas fini."

Tous les problèmes ne se règlent pas en deux mois.

"Exactement, les gens doivent comprendre qu’on vient de loin et il y a beaucoup de choses à rectifier. On a perdu deux fois en trois matches mais il y a tout de même, de ce que j’entends, une amélioration par rapport à la saison dernière. La saison est longue et il ne faut rien lâcher."

À Bruges vous serez déjà au pied du mur.

"Ce ne sera pas facile mais il faudra aller là et jouer. Je le dis souvent, on doit prendre des risques et agir en bonhommes ! C’est ça qui manque encore, des bonhommes sur le terrain."