Standard C’est un Orlando Sa motivé comme jamais qui est de retour au Standard.

"C’est bon de vous revoir, rien n’a changé. C’est comme si je n’étais jamais parti." C’est sourire aux lèvres et heureux d’être là, qu’Orlando Sa se présentait, ce mardi, face à la presse pour ce qui était sa toute première présentation officielle. "C’est vrai ça, j’ai eu le temps d’arriver en 2016, de partir et de revenir pour finalement être présenté", blaguait-il.

Avec son franc-parler, ne cachant pas ses émotions comme au moment d’évoquer son absence en finale de la Coupe la saison dernière, Orlando Sa s’est livré sur son retour "à la maison".

Orlando, expliquez-nous les raisons de ce come-back inattendu.

"Au risque de vous décevoir, je suis là pour parler du présent et non de ce qui s’est passé en Chine. Si je suis honnête, je dois dire que je préfère être ici. Mais je ne dirai rien de négatif sur la Chine ainsi que sur le club d’Henan Jianye. Tout le monde là-bas a toujours été très correct avec moi. Ils ont compris ma volonté de revenir et ils ont respecté mon choix rendant ainsi les choses plus faciles."

Le 28 février dernier, votre départ a été fort décrié, même au sein des supporters.

"Je sais et je veux leur dire, ainsi qu’à tout le monde, qu’il s’agissait d’une décision prise en accord avec le club. Nous pensions, à l’époque, que c’était ce qu’il y avait de mieux pour toutes les parties. J’ai été critiqué et des choses ont été dites mais je respecte l’avis de chacun. Aujourd’hui, que les supporters sachent que ma tête est à 200 % au Standard. Je ne pense absolument pas à un prochain transfert ou autre, je veux me stabiliser ici, pour moi, ma femme et le club. Je vais essayer de bosser dur pour apporter ma pierre à l’édifice comme lors de ces deux dernières années."

Quel est votre état de forme ?

"Pour ne pas vous mentir, je dois encore travailler pour retrouver le top de ma condition. En Chine, nous avons eu un break et j’ai donc besoin d’un peu de temps mais je serai bientôt prêt. Je dois veiller à ne pas aller trop vite pour éviter les blessures."

Depuis la Chine, vous n’aviez pas perdu le contact avec le club.

"C’est exact. J’étais toujours en relation avec des membres du club comme Oli (Smeets), Alex (Grosjean), le président et bien entendu Oli (Renard). Je suis heureux qu’on puisse à nouveau être réunis et d’avoir l’opportunité de ressentir à nouveau cette ferveur qui règne à Liège. Je suis d’ailleurs très excité à l’idée d’aider le club à aller plus loin en Ligue des Champions."

Que pensez-vous d’ailleurs du tirage ?

"Ce sont deux bonnes équipes. L’Ajax, tout le monde connaît et ils ont des joueurs de qualité. Mais on sera prêt pour cette double confrontation. Si c’est l’Ajax, ce sera plus facile pour nos fans de se déplacer, ainsi que pour ma famille (rires). Ce serait même plus simple que si on avait tiré Benfica."

Quelle a été la réaction de vos équipiers à votre retour ?

"C’était plutôt amusant (rires). Quand je suis parti, les joueurs dont j’étais le plus proche m’ont dit : tu reviendras vite ! J’avais cette impression étrange et agréable à la fois de déjà-vu. C’est quelque chose que je ne peux expliquer. J’ai retrouvé la même place dans le vestiaire, je gare ma voiture au même emplacement, rien n’a changé. Comme je l’ai déjà dit, je reviens à la maison et le plus important, c’est que ma famille soit heureuse."

C’est la raison principale de votre retour ?

"L’une d’entre elles oui. J’ai deux magnifiques princesses et je pense à leur bonheur. Encore une fois, je ne dirai rien de négatif sur la Chine qui a une autre culture qu’il faut respecter. Se rendre en Chine quand on est seul, c’est une chose. Mais le faire lorsqu’on a des jeunes enfants, c’est différent."

Depuis la Chine, vous avez suivi l’épopée rouche en PO1. Cela vous a surpris ?

"Pas du tout. Mes équipiers n’avaient pas la pression et face aux gros, ils se sont sublimés. Personne ne les attendait à ce niveau. Mais depuis mon arrivée, cela a toujours été le problème du Standard qui n’était pas toujours transcendant face aux équipes dites plus modestes."

Vous avez suivi la finale de la Coupe également.

"Je me suis levé à 4 heures pour la voir. J’étais heureux pour mes amis mais, pour être franc (NdlR : le Portugais a les larmes aux yeux) , c’était très dur pour moi de me dire que j’avais participé à tous les matches et que je ratais l’apothéose. J’aurais aimé soulever le trophée avec eux."

Un succès que vous aviez un peu anticipé en octobre 2017.

"Exactement. Dans un entretien que je vous avais accordé, j’avais dit que, lorsque nous avions réalisé la photo d’équipe, j’avais précisé à mes équipiers qu’un jour elle figurerait aux côtés de celles des autres équipes (NdlR : sur le mur du vestiaire) qui ont remporté des trophées au club. À l’époque, certains m’ont rigolé au nez… J’espère donc que, cette saison, on fera aussi bien."