Standard Nous ne sommes pas passés loin d’une nouvelle affaire de match arrêté.

Le troisième Clasico de la saison a connu quelques incidents. Certes, nous étions loin de la parodie de football livrée lors de la rencontre de Coupe, mais des fumigènes ont été lancés sur la pelouse, tout comme des gobelets et, plus grave encore, un verre à vin, tombé tout droit des loges de la tribune 2. Ce geste inconsidéré aurait pu faire basculer la rencontre. En tombant, le verre s’est brisé sur la pelouse et des morceaux ont dû être ramassés par le juge de touche. Si tous ces petits bouts de verre n’avaient pas pu être ramassés, M. Visser aurait pu estimer que l’intégrité physique des joueurs n’était plus garantie. La rencontre aurait alors pu être arrêtée définitivement. Heureusement, ce ne fut pas le cas. Mais que risquent le fauteur de trouble et les clubs dans cette histoire ?

Le supporter : un procès-verbal ayant été dressé, il risque gros, très gros, à savoir une interdiction de stade de six mois et une amende pouvant aller jusqu’à 7.000 euros.

Le Standard : comme pour n’importe quel lancer d’objet sur la pelouse, le club risque une amende de 5.000 euros.

Anderlecht : même amende que celle du Standard suite aux fumigènes allumés puis envoyés sur le gazon de Sclessin après l’égalisation d’Adrien Trebel, c’est-à-dire 5.000 euros.

Bien dans son match , M. Visser a géré tout cela avec un calme olympien. Pourtant, il n’a pas respecté le règlement à la lettre : il aurait en effet dû demander qu’un appel au calme soit lancé après l’égalisation anderlechtoise. Telle est la procédure depuis quelques années lors d’une rencontre de Pro League. Mais le natif de Lommel a préféré temporiser et laisser les esprits se calmer. Bien lui en a pris car, dans l’ensemble, ce Clasico aura été engagé mais correct.