Standard

La route est ouverte pour l'arrivée de Michel Preud'homme.

Jusqu’au bout, Ricardo Sa Pinto aura surpris tout le monde. Dimanche, après le nul vierge qui qualifie le Standard pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions, l’entraîneur portugais a tout simplement annoncé qu’il ne serait plus l'entraîneur des Rouches la saison prochaine. Le contrat a été rompu d'un commun accord entre les deux parties.

Mis sous pression depuis quelques semaines, suite aux premières rumeurs annonçant le retour de Michel Preud’homme en bord de Meuse, le tout récent vice-champion de Belgique a pris les devants concernant son avenir.

“C’était mon dernier match en tant qu’entraîneur du Standard, il y a beaucoup d’émotions car j’aime ce club. J’ai espéré travailler longtemps ici et gagner beaucoup de matches et des titres. Mais le football est comme ça: parfois on peut continuer, parfois des décisions sont prises.”

“Quand je suis arrivé, le Standard n’avait plus été en playoffs 1 depuis longtemps, tout le monde pensait pour lui-même et pas à l’équipe, ça a été difficile de changer certaines choses. Le Standard est un club compliqué. Nous avons rendu les supporters fiers de leur club. Nous avons gagné la coupe, nous nous sommes qualifiés pour l’Europe, et même maintenant pour la Ligue des Champions. Si il ne s’était pas passé ce qu’il s’est passé contre Bruges la semaine dernière nous aurions pu rêver. Nous sommes les champions des playoffs 1.”

“Je laisse une équipe compétitive pour la prochaine compétition et pour la Ligue des Champions. Je remercie tout le monde, mon staff, les joueurs, et même la presse qui m'a enfin donné le respect que je demandais. Je remercie aussi les supporters, qui sont fantastiques et qui nous ont soutenus jusqu’au bout. Je pars en paix.”

Auparavant, le coach portugais avait fait ses adieux aux joueurs dans le vestiaire.

On le sait, un contact existe entre Bruno Venanzi et Michel Preud'homme afin de bâtir un projet à long terme. D'ailleurs, le président du Standard devait annoncer prochainement son choix entre MPH et le coach portugais. Il ne devra pas le faire suite au départ de Sa Pinto. De l'autre côté, l'officialisation de l'arrivée de Michel Preud'homme et son staff se précise.

La saison de Sa Pinto a été plutôt compliquée en bord de Meuse. D'abord en manque de résultats sportifs, il a ensuite été au cœur de plusieurs polémiques, notamment concernant son comportement en bord de terrain. Ces derniers mois, malgré les bons résultats qui s’enchaînaient depuis le début d'année civile, le Portugais attendait une confirmation de sa place de T1 pour la saison 2018-2019. Elle ne sera jamais arrivée...

La réaction de Renaud Emond

"Je ne peux que le remercier pour ce qu'il a fait pour nous et pour moi. Il m'a accordé sa confiance et en 2018, je n'ai raté aucun match pour finalement terminer meilleur buteur du Standard. Il a su fédérer et avoir tout le monde derrière lui. On peut lui dire merci. Preud'homme ? C'est difficile d'en parler car il n'y a rien d'officiel mais tout le monde connaît cet entraîneur à succès qui ne peut inspirer que le respect."

Mpoku : "Sa Pinto a ramené l'ADN du Standard"

L'annonce du départ de Ricardo Sa Pinto laissé insensibles les joueurs. Paul-José Mpoku n'a jamais caché sa proximité avec le technicien portugais et a tenu à lui rendre hommage après le coup de sifflet final à Charleroi. « Vous savez, j'ai une photo de lui lorsqu'il était joueur du Standard dans mon GSM. On le voit serrer le poing et pour moi, cette image le résume bien et ce qu'il a amené au club : sa rage, sa grinta. Il ne nous a pas lâchés jusqu'à samedi, il était tout le temps derrière nous pour nous rappeler que ce n'était pas fini. Jusqu'au bout, il nous a poussés », dit-il. « On peut quand même lui tirer un coup de chapeau pour ce qu'il a amené. Il a ramené l'ADN du club et c'est peut-être le premier à le faire depuis le début de l'ère Venanzi. Il n'a laissé personne l'influencer et il a su rester fort dans sa tête. »

L'annonce de l'arrivée de Michel Preud'homme sera faite dans les prochains jours. « Il a réussi partout où il est passé », poursuit l'international congolais. « Je lui ai parlé quand j'avais quinze ans et depuis, je n'ai plus eu de contact avec lui. Il n'y a rien d'officiel pour le moment mais s'il vient, il fera du bon boulot. Nous sommes un bon groupe et il saura comment nous gérer. »