Standard

Premier renfort du Standard cette saison, Samuel Bastien se livre sur son retour au club (il a joué à l’Académie de 2009 à 2012), son expérience en Italie, son passage à Anderlecht mais aussi ses ambitions élevées pour ce nouveau challenge.

Samuel, c’est un retour aux sources pour vous ?

C’est vrai que j’ai joué trois ans au Standard mais lors de ma dernière saison, je n’étais pas assez développé physiquement et au niveau de la maturité. Je n’avais plus trop de temps de jeu en U16 et je suis alors parti. Après un départ à Anderlecht et une expérience en Italie, je suis de retour au Standard et j’en suis ravi. Je ne vois pas ce retour comme une revanche sur mon départ chez les jeunes. Je reviens au Standard par la grande porte et j’en suis heureux.

À quand remontent les premiers contacts ?

De mon époque à Avelino. Olivier Renard qui était alors toujours à Malines, me voulait. Cela n’a pas su se faire mais il a continué à me suivre et on est toujours resté en contact. Aujourd’hui, c’est la bonne.

À 21 ans, vous aviez d’autres options ?

Oui avec Everton, Aston Villa, Galatasaray ou encore Nice mais j’ai privilégié le projet sportif du Standard. Les autres projets étaient intéressants mais celui du Standard était le plus concret et c’est ici que je veux poursuivre ma progression.

Vous pensiez pouvoir obtenir plus de temps de jeu au Standard ?

Pas forcément car c’est à moi de me montrer. J’ai parlé avec le staff technique et leur discours m’a donné envie de rejoindre le club. Les places seront chères, à moi de tout faire pour jouer. Je veux faire de mon mieux pour aider le club.

En 2016, vous étiez proche de Liverpool. Pourquoi cela ne s’est-il pas fait ?

Je sortais d’une saison en Serie B et je trouvais que le palier à franchir était trop important. Je devais encore apprendre beaucoup et c’est pour ça que je n’y suis pas allé. Je ne regrette rien du tout.

Quelles sont les ambitions du Standard ?

Elles sont très élevées. En Belgique, on veut tout gagner et sur la scène européenne, on veut aller le plus loin possible. C’est aussi pourquoi j’ai opté pour le Standard qui, pour moi, est le meilleur club en Belgique. Anderlecht ? J’ai débuté ici, j’ai toujours été Rouche et ma famille aussi. J’ai donc toujours eu une préférence pour le Standard.

On ne vous a pas fait confiance à Anderlecht ?

J’ai joué une mi-temps à Mouscron (NdlR : le 6 décembre 2014) et je n’ai plus joué par la suite sachant que j’ai également été blessé. J’ai ensuite été un peu négligé car je ne prenais même plus place sur le banc et je ne jouais que les matches de l’équipe réserve. J’ai alors décidé de partir en prêt pour jouer contre des hommes mais j’ai tout de même beaucoup appris à Anderlecht.

Comment voyez-vous le futur de votre carrière, le Standard est une étape pour aller plus haut ?

C’est une belle étape car c’est ici que j’ai envie de me faire un nom. Tout le monde sait que le Standard est un grand club exigeant, ce ne sera pas facile mais jusqu’à maintenant, je ne pense qu’au Standard et aux échéances qui nous attendent. J’espère que ce sera une année faste pour le club et qu’on atteindra nos objectifs.

Où vous sentez-vous le mieux sur le terrain ?

J’aime bien jouer devant la défense, c’est en 6 que je me sens le mieux mais je peux m’adapter au système de jeu et jouer là où le coach le voudra pour me rendre utile à l’équipe.

Vous avez opté pour le numéro 28, vous savez qui l’a porté par le passé ?

Oui, Axel Witsel (sourire) . Mais j’ai choisi ce numéro parce que c’est la date de naissance de ma maman.

"Mon grand frère, Mangala, m’a dit de foncer"

Fraîchement débarqué dans le noyau, Samuel Bastien y a tout de même retrouvé des visages familiers. "Je connaissais Polo , Régi , Mehdi et, évidemment, Senna avec qui je joue depuis longtemps en équipe nationale. Je suis d’ailleurs heureux de sa venue car c’est un très bon joueur."

Avant de signer , Bastien a pris la température auprès de ses potes. "J’ai sondé Polo et Régi pour voir comment cela se passait au club. Ils m’ont de suite mis à l’aise."

Mais il y a un autre rouche, ou plutôt ancien rouche, qui a conseillé le médian axial. "Mon grand frère, Eliaquim Mangala , lance le Namurois. Il me conseille souvent et quand l’opportunité du Standard s’est présentée, il m’a dit : ‘Sam, vas-y, fonce. Avec Monsieur Preud’homme, tu vas progresser et apprendre énormément.’ Il m’a aussi dit qu’aller à l’étranger pour dire d’aller à l’étranger, ce n’est pas forcément une bonne chose. Un retour en Belgique était intéressant. Je devais me relancer et le projet du Standard, avec ses ambitions, était parfait."

La présence de Michel Preud’homme a également pesé lourd pour Bastien. "C’est une icône du football. Évidemment que cela a joué un rôle."

Après y avoir suivi pas mal de matches, Samuel Bastien va désormais évoluer à Sclessin. "J’attends ce jour avec impatience. J’ai déjà assisté à pas mal de matches en tribunes mais être sur le terrain, ça doit être autre chose et je suis pressé d’y être. Mon meilleur souvenir de Sclessin remonte à 2009 lorsque j’étais ramasseur de balle le soir où Eliaquim Mangala a marqué en Ligue des Champions contre Arsenal. Il m’avait dit avant le match qu’il allait marquer en plus."

Une Ligue des Champions que Samuel Bastien aimerait disputer cette saison. "Oui, c’est réalisable. On a un très bon noyau donc pourquoi pas, c’est vraiment possible."