Standard Le fonds d’investissement néerlandais reste intéressé, même s’il prétend ne pas l’être.

Présent à l’Académie Robert Louis-Dreyfus, Peter Paul De Vries, CEO de Value 8, n’a pas fait de grand secret autour de cette visite. "Avons-nous pour projet de racheter le Standard ? Non. J’ai simplement profité d’un tournoi de foot de mon fils, Floris, disputé en Belgique, pour rendre visite à Roland Duchâtelet. C’était aussi l’occasion de reparler à Pierre François en sa qualité de CEO de la Ligue Pro", répond laconiquement Peter Paul De Vries.

Ce dernier précise ensuite l’attachement qui est le sien au Standard qu’il a failli reprendre en 2011. "J’ai gardé le club dans mon cœur. Mon fils de 7 mois a d’ailleurs des vêtements provenant du fan shop du club. Je suis toujours activement les résultats du Standard qui, je l’espère, va s’imposer à Anderlecht pendant que Bruges et Gand perdront des plumes..."

Quant à la teneur de la discussion, elle aurait porté, selon De Vries, sur les jeunes talents belges et néerlandais. "Nous avons évoqué la problématique des joueurs qui partent trop tôt. Ce serait bien de pouvoir conserver davantage nos jeunes talents dans nos clubs afin que ceux-ci progressent sur la scène européenne."

lorsqu’on lui demande si le Standard actuel représente la même valeur que celui de 2011, De Vries répond sans détour. "Avec tout le respect que j’ai pour l’équipe actuelle, elle ne compte plus en ses rangs des joueurs tels que Mangala, Defour et Witsel. Je me souviens que je disais de votre pays qu’il avait un énorme potentiel. Aujourd’hui, vous être troisièmes au ranking Fifa et nous sixièmes !"

Peter Paul De Vries semble donc toujours très bien informé sur un club qu’il jure ne pas vouloir reprendre aujourd’hui. "Serions-nous intéressés en cas de vente ? Peut-être mais ce n’est pas à l’ordre du jour. En 2011, nous voulions investir à l’aide de tiers. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur nos secteurs cibles : les soins de santé, l’alimentation et les services financiers."

Et le CEO de revenir sur les craintes, non fondées selon lui, des supporters il y a 4 ans lorsque le nom de Value 8 est sorti : "Il y a eu une campagne de propagande menée, à l’époque, par le directeur de la communication du club à l’encontre de notre groupe. Qu’aurais-je fait de différent, comparé à l’actionnariat en place ? Je n’aurais pas repris 20 millions en dividendes. Je l’avais dit, je voulais conserver les jeunes talents et jouer l’accession à la Ligue des Champions chaque saison !"

Malgré ce démenti, Value 8 serait, selon nos informations, toujours bien intéressé par le Matricule 16. À l’heure actuelle, aucune offre formelle n’est arrivée sur la table. Comme nous vous l’indiquions ce vendredi, il se peut que le vice-président, Bruno Venanzi, s’active afin de faire jouer son droit de préemption.