Standard

Bruno Venanzi a racheté l'ensemble des parts de Roland Duchâtelet, qui quitte donc définitivement le Standard. Le nouvel homme fort a présenté ses projets à moyen terme, notamment l'ouverture du capital du club aux supporters.

Roland Duchâtelet a donc décidé de céder le Standard à Bruno Venanzi, un Liégeois de souche, patron et co-fondateur de Lampiris. "Mon rêve d'enfant était de jouer pour le Standard mais ici, je réalise plutôt mon rêve d'adulte en devenant le président du club", a confié l'intéressé face aux médias au cours d'une conférence de presse qui a officialisé la passation de pouvoir sur le coup de 11h, ce mercredi.

Bruno Venanzi, jusqu'ici vice-président, devient désormais le nouvel homme fort du club liégeois après avoir racheté, seul, les parts de Roland Duchâtelet pour un montant qui restera confidentiel. "Oui, c'est dans mes cordes financièrement. J'avais annoncé il y a quelques mois que ce n'était pas envisageable mais c'était uniquement pour ne pas éveiller les soupçons et travailler dans la sérénité". Notons que la S.A. Standard avait déjà racheté les 10% de parts que Roland Duchâtelet détenait dans l'immobilier autour du stade.

Et Venanzi d'ajouter: "Mes activités dans le monde de l'énergie ou dans l'immobilier n'ont aucun rapport avec l'achat de ces parts […] C'est un fabuleux défi. L'énergie, l'envie, l'enthousiasme et la passion sont bien présents. Tout le monde ici m'a assuré son soutien, tout comme le monde politique liégeois. Je tiens aussi à remercier les supporters qui m'ont convaincu d'aller de l'avant dans ce projet. Certains clubs ont des spectateurs, le Standard a des supporters !"

Si le volet sportif n'a été évoqué que brièvement dans cette conférence de presse, le nouveau président a toutefois assuré que "les objectifs sont ambitieux, on veut terminer dans le top 3 dès cette saison".


Quatre grands projets

Bruno Venanzi n'aura pas mis longtemps à éclairer la chandelle des supporters sur ses projets à court et moyen terme. Il en a énuméré quatre devant les médias, ce mercredi :

- Le développement de l'académie des jeunes. "On n'a pas été champions avec des Witsel et Fellaini ou plus anciennement avec des Gerets par hasard"
- La mise en place d'une charte des supporters à l'aide d'un grand sondage par internet
- L'amélioration de l'infrastructure du stade
- L'ouverture du capital du club aux supporters. "C'est un projet qui me tient à cœur pour les 3 ou 5 prochaines années… à la 'barcelonnaise'. J'estime qu'il faut un minimum de trois ans car, comme pour une entrée en bourse, il faut d'abord comprendre tous les rouages d'une telle opération et pouvoir afficher de la transparence au niveau des chiffres. Nous ferons ensuite procéder à une évaluation du club par un expert indépendant puis la part de souscription publique dépendra de l'intérêt".

L'homme souhaite également offrir toujours plus de transparence concernant la gestion du club. "Dans la continuité de ce que faisait Roland", précise-t-il…

Mauvais bilan pour Dûchatelet

De son côté, Roland Duchâtelet a eu des difficultés à cacher que le bilan était plus que mitigé concernant ses quatre années (et un jour) passées à la tête du club rouche. Cela s'est ressenti dès sa prise de parole: "J'ai pris l'habitude de décompter le temps qu'il me reste à vivre en pleine forme. Je m'étais fixé l'objectif des 75 ans... il me reste donc 350 semaines à vivre en bonne santé. Et il se fait que la qualité de la vie et le bonheur personnel jouent un rôle prépondérant dans mon approche. Il se fait que c'est devenu compliqué pour moi au Standard. Pas seulement pour moi d'ailleurs..."

Comme il le dit lui-même, l'homme a donc trouvé en Bruno Venanzi une "solution". "Bruno est une personne de confiance, mais c'est un job très compliqué. Je peux vous dire que c'est bien plus complexe que faire de la politique ou que la direction d'une entreprise traditionnelle. Mon bilan personnel ? Ce sont des sentiments mélangés mais l'essentiel est que le club soit entre de bonnes mains. Si je pouvais revenir quatre ans en arrière ? Je ne me pose pas la question de savoir si je referais la même chose, avec l'expérience j'ai appris à retirer uniquement le positif de ce que je fais…"

Il y a quelques semaines, DH.be s'était invité dans le bureau du patron de Lampiris ! Notre reportage !