Division 1A Timmy Simons a débuté hier soir dans sa future nouvelle fonction de commentateur.

"C’est un super challenge qui s’offre à moi. Suis-je nerveux avant de découvrir cette nouvelle facette du foot ? Un peu, comme je le suis avant tout match que je dispute. Je reste un passionné. Ce soir, je suis même un peu plus stressé que d’habitude : un premier pas est toujours excitant..."

Hier soir, à Anvers, au siège d’Eleven Sports, Timmy Simons a étrenné son casque-micro de nouvel analyste du ballon rond. Il a été pressenti pour suivre, la saison prochaine, la Bundesliga , qu’il connait particulièrement bien. Il aurait dû débuter il y a quinze jours, lors du derby milanais. Le décès de Davide Astori a différé sa prise d’antenne. Leicester - Chelsea, en quart de finale de la FA Cup, verra ses grands débuts. José Riga sera son pendant francophone.

Timmy Simons est arrivé au siège de la chaîne bien à l’heure, souriant et dynamique comme de coutume. Il s’est d’emblée plongé dans le bain. Après un rapide tour des lieux il s’est absorbé, studieux, dans l’ultime préparation de la rencontre. Jan Mosselmans, le rédacteur en chef, lui avait préalablement défini son cahier des charges : "Notre nouvelle chaîne se veut différente de ses consœurs. Elle entend sortir des sentiers battus. Pas de grand studio chez nous, mais de petits reportages avec, toujours, un ancrage local. Nous sommes ainsi allés voir Isaac Mbenza à Montpellier et Dennis Praet à la Sampdoria. Nous avons installé Jean-François Gillet dans le fauteuil de Bruno Venanzi, le président du Standard, en lui demandant toujours, comme dernière question, quel joueur il aimerait attirer dans son club. Proto a effectué ses débuts la saison dernière." Boeckx , Tainmont e t Perbet figurent parmi les recrues de la chaîne.

Timmy Simons s’installe dans sa cabine, aux côtés du commentateur. Il est chargé d’expliciter les ralentis, de distiller sa touche technique personnelle, sans s’abîmer dans des considérations tactiques trop ésotériques. Il égrène la composition des équipes : "Je suis content qu’Eden joue." Il glisse, subtil, sur l’absence de Courtois.

Timmy Simons paraît un peu tendu. Rien ne peut distraire sa concentration. Les yeux rivés sur le petit écran, il déclame sa partition sans hiatus. Ses incises sont précises mais concises et fluides comme on le lui a demandé. Son analyse claire, limpide, enrichit le commentaire succint de son acolyte. Il s’appuie sur son expérience sans en rajouter. Timmy Simons s’est libéré. Il vit le match comme le footballeur actif qu’il est toujours. À chaque belle action, son corps vibre, ses gestes des mains trahissent le plaisir qu’il éprouve. Derrière la vitre, Jan Mosselmans, ravi, lève les deux pouces : le Brugeois a réussi haut la main son examen d’admission. Le debriefing est court : "C’était fantastique ! J’en redemande", sourit l’intéressé.