Division 1A

Mercredi, la Pro League a répondu dans une lettre au projet de loi SP.A visant à abolir le statut fiscal et social actuel pour les clubs professionnels.

Le président Marc Coucke et le directeur général de la Pro League Pierre François regrettent "qu'un dossier aussi important soit traité dans un style à la fois réducteur et populiste".

Marc Coucke et Pierre François soulignent que toutes les disciplines sportives bénéficient d'avantages fiscaux. "L'abolition de ce régime ne frapperait pas seulement la compétitivité des clubs de la Pro League mais bien l'ensemble du sport de haut niveau en Belgique, toutes disciplines confondues."

De plus, la Pro League ne considère pas la comparaison avec d'autres pays pertinente. Parce que là aussi, il y a des mesures de faveur du sport de haut niveau. "Sans parler des droits TV qui atteignent des montants tels que nos clubs se trouvent dans une position très difficile par rapport à leurs concurrents européens."

La Pro League se réfère aux directives pour le régime fiscal actuel. Par exemple, la fiscalité sportive a dû être redessinée, car les footballeurs belges se sont domiciliés très vite à l'étranger. Dans les pays voisins, où ils pouvaient bénéficier d'un régime fiscal plus favorable. Enfin, de nombreux clubs ont connu des difficultés financières pour la formation des jeunes et pour leur infrastructure.

Marc Coucke et Pierre François déclarent que les avantages fiscaux pour les clubs sportifs reviennent effectivement à la société. "Les clubs professionnels ont pris leurs responsabilités depuis l'entrée en vigueur du statut aujourd'hui critiqué par certains. Jamais les dépenses en matière de formation et d'encadrement des jeunes n'ont été aussi importantes. C'est de façon générale tous les clubs professionnels qui ont répondu à l'attente exprimée il y a 10 ans par le monde politique." La Pro League assure que les académies, les infrastructures dédiées aux équipes de jeunes, engagement sous contrats de travail d'entraineurs diplômés, engagement sous contrat de sportif rémunéré des jeunes joueurs de talent et l'accompagnement scolaire sont les conséquences indirectes du régime fiscal actuel.

En 2017, la fédération internationale de football (FIFA) a décerné à la Pro League le label de qualité de première catégorie en matière de formation. "Seulement six autres pays dans le monde entier peuvent prétendre à cette catégorie", s'est félicitée la Pro League.

"Ceux qui -dans le monde politique comme dans les médias- se sont réjouis du parcours exceptionnel de nos Diables Rouges devraient se souvenir des clubs qui, grâce à leurs investissements pour les jeunes, ont formé les Kompany, Dedoncker, Januzaj, Tielemans et Lukaku (Anderlecht), Fellaini, Batshuayi, Chadli et Witsel (Standard), Courtois, De Bruyne et Carrasco (Genk), Meunier (Club Bruges), Mignolet (Saint-Trond), etc. La Belgique veut-elle rester aux yeux du monde entier ce petit pays aux grandes performances sportives? "