Division 3 Amateurs B Après plus d’un siècle d’existence, les Merles devraient jouer le dernier match de leur histoire ce samedi à Aische.

Plus les jours passent, plus les minces espoirs s’amenuisent. Depuis que le seul mécène du club, Lucien Romeo, a annoncé lundi qu’il se retirait, l’UR Namur est incapable de payer ses dettes, qui ne sont pas des petits montants, et se sait donc a priori condamnée. Sans leur grand argentier (qui était injoignable ce jeudi), les responsables du matricule 156 ne sont pas en mesure de payer 4.500€ à leur ex-gardien Fall pour le 30 novembre (délai qui pourrait être repoussé au 4 décembre), ainsi qu’un peu plus de 30.000€ à leur ancien coach Pascal Bairamjan et 6.400€ à leur ex-défenseur Jean Mathieu pour le vendredi 1er décembre.

Si ces dettes ne sont effectivement pas honorées dans les délais, le matricule 156 sera mis en cessation d’activité sportive et ne pourra plus disputer de match, y compris chez les jeunes.

Le dernier match de l’équipe première, ce sera donc très certainement ce samedi à Aische. Au bout de trois rencontres non disputées (on arriverait alors au dernier match de 2017, le week-end du 17 décembre), l’équipe première serait alors déclarée forfait général. Si aucun repreneur ne se manifeste, lequel devrait prendre en charge les nombreuses dettes, l’UR Namur serait officiellement radiée lors de l’assemblée générale de l’Union belge en juin.

Les dettes , justement, ne font que s’accumuler, d’où le ras-le-bol de Lucien Romeo. Pour l’ex-T3, David Pauly, et l’ancien gardien Yohan Prévot, les paiements suivent leur cours. "Les concernant, il reste deux échéances, fin novembre et fin décembre", commentait le président Bertrand Lebrun.

À notre connaissance, un arrangement a aussi été trouvé avec l’ex-défenseur Nicolas Keyen. "De toute façon, soit on trouve une solution pour tout, ou alors pour rien."

Même si on devine que les dirigeants font tout pour trouver une ultime solution financière, la situation est plus que désespérée. "À l’heure actuelle, il n’y a pas de piste, quelqu’un qui me dirait qu’il a peut-être une solution pour nous", confirmait tristement ce jeudi le directeur général de l’UR Namur, Sandro Bassani.

C’est un pan de l’histoire du foot wallon qui va s’effondrer sans doute dès ce samedi. L’UR Namur, c’est 112 ans d’existence dont 83 saisons de présence à l’échelon national, ainsi que six titres en D3 ou D4 et 14 années au second échelon national. Un immense gâchis!