Gillet : “Le prochain, c’est pour Wasyl”

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Anderlecht

Succès sans spectacle et sans histoire face au Beerschot, si ce n’est cette incroyable malédiction du penalty qui touche Anderlecht

ANDERLECHT 46,6 % : c’est l’incroyable pourcentage de penalty… marqué par Anderlecht en championnat depuis deux ans (7 sur 15).

Un taux de réussite qui a encore baissé samedi après le raté de Guillaume Gillet contre le Beerschot. “Quand on est rentré au vestiaire, le coach nous a demandé avec le sourire ce qu’il se passait avec tous ces penalties ratés” , confie Olivier Deschacht.

Les ratés de Mbokani à Courtrai et de Gillet samedi soir peuvent encore faire rire car ils n’ont pas coûté de point (même si on ne peut pas être sûr que les Bruxellois n’auraient pas totalement renversé la vapeur au stade des Éperons d’Or).

“Il faut rester positif, le prochain sera dedans. J’en suis convaincu. Je pense que Wasilewski devrait frapper le prochain. Ce serait logique puisqu’il est troisième dans la hiérarchie derrière Gillet et Mbokani” , poursuit Deschacht.

De son côté, Guillaume Gillet espère ne pas avoir perdu sa priorité. “J’étais content de pouvoir les tirer cette saison. Je restais sur une bonne série l’an passé. J’ai envie de continuer à les frapper malgré ce loupé.” Le prochain coup de réparation accordé au Sporting sera donc intéressant à suivre.

Si cette malédiction du penalty a autant fait parler, c’est aussi parce qu’il n’y avait pas grand-chose d’autre à dire après ce succès au petit trot du Sporting. Seul le joli but de Kanu valait le déplacement au Parc Astrid. “On était tous fatigués après le match en semaine, mais cela ne doit pas constituer une excuse : nous sommes Anderlecht et nous devons faire mieux” , avouait Denis Odoi.

Si le spectacle offensif a manqué, les défenseurs étaient tout de même contents de leur prestation après toutes les critiques reçues ces dernières semaines.

“On n’a rien lâché. Le Beerschot n’a jamais été dangereux” , se félicitait Deschacht. “Je suis d’accord : on a contrôlé le match” , renchérissait Odoi. “On critique tout le temps notre ligne arrière, mais c’est n’importe quoi. Nous défendons et nous attaquons en équipe. Il ne faut viser qu’une seule ligne.”

Le 4-4-2 reconduit n’a pas séduit autant que contre Ekranas, valeur de l’adversaire oblige. Le système reste quand même intéressant, selon Deschacht.

“La présence de De Sutter permet à Mbokani d’évoluer dans un rôle comme Suarez. Pour que ce soit parfait, il manque juste un gars capable de donner la dernière passe. Je crois que Vargas pourrait prendre ce rôle à la Boussoufa. On serait alors encore plus dangereux.”



Edgar Makanga et

Christophe Franken (avec Cl. H.)



© La Dernière Heure 2012
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