Jacobs: "Bruges n’était pas candidat au titre"

Y. T. Publié le - Mis à jour le

Anderlecht

Jacobs ne songe pas au titre ni à la fête : “Je veux battre Gand. Je me fous du reste.”

Anderlecht est presque champion. Cela attire les médias au centre de Neerpede. Mais celui qui s’attendait à entendre un cri de victoire de la part d’Ariël Jacobs s’est bien trompé. Même avec sept micros devant le nez et quatre caméras axées sur lui, il a gardé son cynisme. Jugez vous-mêmes. “De l’euphorie ? Pas du tout. Il y a huit jours, Anderlecht était en crise. Il y avait même des piquets de garde à la sortie du centre d’entraînement (NdlR : il faisait allusion à l’équipe de la VRT après le 1-3 contre Genk) qui filmaient nos têtes défaites.”

Mais en une semaine, tout a changé. Et donc, Anderlecht peut maintenant préparer la fête. “Oui, on commence l’entraînement par une danse. Quoique. Des joueurs professionnels sont généralement déjà très doués pour la danse. On a un objectif : gagner contre Gand. Le reste, on s’en fout. Les joueurs parlent peut-être du titre à leur femme, mais pas ici. Cela ne boufferait que de l’énergie. Pour ceux qui ne supportent pas la pression, il y a un banc et une tribune.”

Entre-temps, Bruges a jeté l’éponge dans la lutte au titre. Ils n’ont quand même jamais été candidats au titre”, lâche-t- il cyniquement. “Il n’y en avait qu’un : nous. Ce que Bruges dit, ce n’est pas notre affaire. Et quand Smolders dit que Gand ne peut rien venir chercher à Anderlecht, c’est peut-être aussi une manière de nous endormir.”

Le journaliste qui demandait pourquoi Anderlecht était plus fort à l’extérieur, a reçu une même réponse ridicule. “Avant le début des playoffs, j’ai demandé à mes joueurs de prendre plus de points à l’extérieur qu’à domicile, afin de montrer qu’on était une équipe complète. Ils ont obéi. Sans blague, maintenant : j’en ai parlé avec mes joueurs. Il n’y a pas d’explication.”

La dernière tentative d’un journaliste pour avoir une bonne réponse par rapport à la fête imminente était aussi peu fructueuse que les autres. “Dans la vie, chaque jour doit être une fête. Du moins, c’est ce que mon épouse me dit toujours.”



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