Jacobs: "Tant mieux si on peut être champion dès dimanche"

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Anderlecht "Je vais peut-être vous étonner mais il y des joueurs qui ne savent même pas qu'on peut être champion dimanche..."

ANDERLECHT "Tant mieux si on prend un peu d'avance sur le calendrier en se mettant définitivement hors de portée de notre rival brugeois en le battant dimanche. Je ne dis pas en faisant match nul parce qu'on ne joue jamais avec cet objectif en tête. Mais dans mon esprit comme dans celui des joueurs, ce championnat compte 40 journées, et il se peut donc que l'on doive attendre cette échéance. C'est une hypothèse qu'il ne faut pas exclure", a admis l'entraîneur d'Anderlecht Ariël Jacobs vendredi midi lors d'une conférence de presse dans le camp retranché de Neerpede.

Celà ne l'a pas empêché de déjà répondre à sa façon à la question du "petit champion" qui fâche le président Roger Vanden Stock. "Il y a deux ou trois mois vous me demandiez si je dirigeais la meilleure équipe d'Anderlecht depuis que je suis au club", ironise-t-il à ce sujet.

Il n'a cependant pas nié la très mauvaise prestation, malgré la victoire, 1-0, de mercredi contre Gand. A cause de la fatigue? "Si je vous réponds oui ils vont vraiment se sentir fatigués", élude-t-il. "On a évidemment joué beaucoup de matches, mais on n'est pas les seuls, et certains clubs étrangers en ont disputé encore bien davantage".

La pression alors? "Je vais peut-être vous étonner mais il y des joueurs qui ne savent même pas qu'on peut être champion dimanche. J'exagère, bien sûr, mais à peine. Et puis il y a du stress positif, indispensable même. Mais parfois il paralyse, et c'est à mon avis la cause de la défaite de Lokeren contre Courtrai (0-1) en finale de la Coupe. Je n'ai cependant rien constaté de semblable dans nos rangs..."

Matias Suarez est très déçu d'être suspendu pour l'apothéose de dimanche. "Forcément", compatit Jabobs. "A lui de se demander maintenant si ces cinq cartons jaunes étaient vraiment tous nécessaires..."


"Mon avenir au Sporting? Rien à voir avec Chelsea..."
Ariël Jacobs s'est comme prévu montré peu loquace concernant son avenir d'entraîneur à Anderlecht. Le sujet est pourtant devenu d'une brûlante actualité depuis qu'il a avoué "comprendre" la décision de Pep Guardiola, lequel a annoncé son départ de Barcelone en fin de saison.

"Je peux en effet m'imaginer que sa vie quotidienne au paradis du football catalan n'est pas forcément idyllique à tous points de vue, comme on aurait tendance à le croire. C'est tout ce que je voulais exprimer en réponse à une question d'un journaliste de VTM. Celà n'avait rien à voir avec moi..."

Alors quid de l'avenir d'Ariël Jacobs? "Reposez moi la question le 14 mai (le lendemain du dernier match Anderlecht - Standard, ndlr)", répond le coach des mauves. "Il était prévu que je rencontre la direction ce jour là, et je présume que c'est toujours d'actualité. Personne aujourd'hui ne sait ce que je veux. Mais moi oui. Celà n'a aucun rapport avec Chelsea, et notre éventuelle qualification directe pour la Ligue des Champions. Mais on aura quand même beaucoup de choses à se dire le 14...", conclut Jacobs, qui souhaite apparemment des garanties concernant le noyau dont il disposera si sa décision est de demeurer à la barre. Visiblement pas, ou plus à n'importe quelles conditions en tout cas...


© La Dernière Heure 2012

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