“ Jova m’a dit : c’est dans la tête”

Interview > Benoît Delhauteur Publié le - Mis à jour le

Anderlecht

Herman Van Holsbeeck est heureux que ses joueurs se soient enfin libérés…

BRUXELLES Anderlecht est sur le velours. Alors que certains leur prédisaient de connaître leur déplacement le plus compliqué des playoffs à Genk, les Mauves se sont littéralement promenés vendredi sur la pelouse de la Cristal Arena, avec un abondant 0-4 à la clé. Il n’y a vraiment pas eu match et cette soirée ressemblait furieusement à une passation de pouvoir entre le champion en titre et le futur champion…

“C’est un très bon résultat” , souriait Herman Van Holsbeeck. “J’ai le sentiment que les joueurs voulaient montrer que notre défaite chez nous contre Genk était en quelque sorte en accident. Mais comme l’a dit l’entraîneur après le match, il faut rester humble : cette semaine, nos rencontres à domicile contre Gand et Bruges seront capitales. Cela dit, c’est vrai qu’on a fait un grand pas, tant au niveau de la mentalité que du jeu. C’est le money time : il s’agit d’être là au bon moment. On sait encore jouer au football.”

C’est la première fois, durant ces playoffs, que l’on retrouve vraiment l’équipe qui avait survolé ces matches au sommet durant la phase classique…

“Ce qui se passe, c’est qu’on joue enfin de manière libérée. Le problème de ces playoffs, c’est qu’ils augmentent considérablement la pression sur les équipes, et surtout sur le leader. Il suffit d’un mauvais match pour que tout soit remis en question. Jovanovic m’a dit dans le vestiaire à Genk que c’est en bonne partie dans la tête que ça se joue. Il a raison. À un moment donné, on aurait dit que les joueurs jouaient contre eux-mêmes. Le succès à Bruges, même avec un jeu beaucoup plus heurté, a boosté notre confiance et on joue à nouveau avec nos qualités.”

Vous parlez de problème de pression lié aux playoffs. Cela veut-il dire qu’il faut changer la formule ?

“Non, je n’ai pas dit ça ! Je dis simplement que si on débute les playoffs par un mauvais résultat, on ressent une crispation qui s’installe, tant au niveau de la direction que des joueurs. Après notre partage contre Courtrai, notre avance a diminué et c’est resté dans un coin de nos têtes…”

Si Anderlecht s’en est sorti, c’est aussi grâce à la largeur de son noyau…

“C’est vrai. À Genk, nous étions privés de plusieurs joueurs dont Mbokani, mais cela n’a pas eu de conséquences négatives sur notre jeu. Bien sûr, pour Genk, c’est un coup dur de perdre un joueur comme De Bruyne après une dizaine de minutes. Cela dit, même avant que Kevin ne se blesse, on avait vu qu’Anderlecht était bien entré dans la partie et qu’on allait avoir droit à une tout autre partie qu’il y a 15 jours…”



© La Dernière Heure 2012
Publicité clickBoxBanner