L’heure des Brésiliens

Th. R. Publié le - Mis à jour le

Anderlecht

van den Brom a choisi ses titulaires pour affronter Salzbourg. Avec un air de Brésil

SAALFELDEN S’il faut encore se contenter d’indices ou d’un faisceau de présomptions comme le diraient les experts judiciaires, les onze noms choisis par van den Brom pour affronter Salzbourg ce soir ne sont plus réellement noyés dans le mystère. Devant un Proto indéboulonnable, la ligne défensive devrait ce soir se composer de Deschacht, Hawsawi, Kouyate et Odoi. Au côté d’ un entrejeu équipé par la présence de Gillet, Biglia et Kanu, John van den Brom devrait opter pour une ligne d’attaque animée par Jovanovic, Mbokani et Reynaldo.

Au vu de la semaine écoulée, personne ne tentera dimanche de contester ces options. Si le choix de Reynaldo pourrait, aux yeux de certains, apparaître comme un pari risqué, le joueur brésilien a étalé tout au long de la semaine les qualités techniques que chacun lui connaissait mais aussi une mentalité impeccable à mille lieues des anecdotes farfelues étalées à son sujet.

Souvent proche du joueur (y compris dans les reproches qu’il se permet logiquement de lui lancer), van den Brom semble décidé à tenir en laisse Reynaldo pour éviter que son talent ne s’égare comme par le passé. À vrai dire, une seule question continue de planer autour du joueur brésilien : pourra-t-il rééditer lors de matchs officiels les impressions laissées durant la préparation. Dans les coulisses d’Anderlecht, certains continuent de penser que Reynaldo reste un joueur de matchs amicaux, incapable d’adapter son talent au plus haut niveau.

Avec un pas de recul, on se souviendra pourtant que ce reproche avait autrefois été balancé sur la tête d’un certain Kanu. Mais qui songerait encore aujourd’hui à ressortir ce discours devant le niveau de jeu affiché par l’autre médian brésilien ? Déconcertant de facilité, le compère de Reynaldo a marché sur l’eau durant l’intégralité du stage autrichien.

Techniquement au-dessus de la mêlée, Kanu parvient désormais à limiter ses erreurs et à les compenser par sa présence physique. Au moindre ballon perdu, le Brésilien joue de son corps d’athlète pour le récupérer.

Un corps d’athlète, voilà précisément ce qu’il manque encore à Dennis Praet pour s’imposer. De plus en plus proche d’une place de titulaire, le jeune bruxellois devra encore patienter derrière Lucas Biglia mais appartient avec Kljestan, De Sutter et Godeau aux quatre joueurs de champ placés dans un rôle luxueux de joker. Ce soir à Salzbourg, ils devraient pouvoir le montrer.



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