Le Sporting paie aussi la crise

Christophe Franken Publié le - Mis à jour le

Anderlecht

Les travaux ont fait perdre 2.000 places au Parc, mais la direction n’a pas augmenté les prix vu la situation économique

BRUXELLES Les abonnements seront en vente dès ce matin à la billetterie du stade Constant Vanden Stock. Une vente réservée uniquement aux anciens abonnés dans un premier temps (jusqu’au 23 juin).

Les habitués du Parc découvriront par la même occasion le nouveau plan du stade. “Tout a changé” , précise John Ceupens, responsable du ticketing. “Nous avons remplacé tous les sièges. Certains secteurs ont été modifiés complètement (NdlR : comme la tribune de presse devenue la zone ultra-VIP). Il faudra bien expliquer à tout le monde.”

Le stade remis en conformité par rapport aux normes Uefa de plus en plus sévères sera plus joli, plus confortable et plus sûr. Mais aussi plus petit. La capacité est passée de 23.000 à 21.000 places durant la trêve. “Il y aura donc moins d’abonnements disponibles” , précise Johan Ceupens.

Une diminution de la capacité entraîne en général une augmentation des prix. Ce qui est rare est cher. “Mais pas au Sporting” , corrige-t-il. “Les tarifs des abonnements resteront inchangés, comme c’est le cas depuis trois ans maintenant. Nous savons que la crise économique frappe fort, notamment parmi les supporters d’Anderlecht, et nous voulons leur éviter une augmentation.”

L’abonnement le moins cher coûtera 165€. Cela pourra grimper jusqu’à 400€ pour les meilleures places. L’abonnement ultra-VIP reviendra, lui, à 3.500€ (toutes les compétitions comprises), mais cela ne compensera certainement pas le manque à gagner entraîné par les 2.000 places en moins. Une sacrée perte d’argent pour Anderlecht, à laquelle il faut ajouter les trois millions € dépensés dans les travaux du stade. Tout cela sur fonds propres.



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