Praet : “Je me voyais ingénieur”

Thibaut Roland (avec HNb) Publié le - Mis à jour le

Anderlecht

Le médian de 18 ans s’est confié sur une vie d’adolescent bouleversée par le succès

BRUXELLES La lumière ne semble plus l’effrayer. Discret jusqu’à la timidité, Dennis Praet avait compris, bien avant son match parfait à Ekranas, que l’attention du public ne pourrait plus le quitter.

“Mon plus grand rêve a toujours été de devenir footballeur professionnel et, pour cela, je suis prêt à tout abandonner.”

La maison familiale certainement. Le tennis sans doute (“j’étais dans les huit meilleurs jeunes de Belgique quand j’étais plus petit”). L’envie de passer par l’université aussi. Car l’histoire de Dennis Praet ressemble à celle d’un garçon chez qui la réussite semble s’être invitée comme une obligation. S’il aurait sans doute pu faire carrière sur les cours de tennis, le prodige anderlechtois pensait aussi à se lancer dans une brillante carrière au cœur des entreprises privées. “Au départ, je voulais être ingénieur mais je connais peu de personnes capables de combiner le sport de haut niveau avec l’université. Je veux d’abord tenter une année complète comme footballeur pro avant de voir si je peux me remettre aux études. Si j’ai trop de temps libre, je le ferai.”

Et pour cause. Habitué à se ranger parmi les premiers de classe (“l’année passée, je ratais énormément de cours avec le foot mais j’ai réussi avec 70 % en mathématiques”), Dennis Praet ressemble à ces enfants poussés dans le dos, toujours contraints à avancer. Parfaitement éduqué par ses parents, l’ancien joueur de Genk n’aura jamais trouvé au cours de sa jeunesse l’occasion de déraper. “Je ne veux pas décevoir mes parents. Mon père était très sévère avant lorsqu’il venait voir mes matchs. Entre-temps, je crois qu’il est devenu mon plus grand fan. Il suit Anderlecht lors de tous nos déplacements pratiquement. À cause de moi, il pouvait rarement prendre des vacances. Maintenant, nos déplacements lui perm ettent de se détendre.”

De bêtises et d’écarts de conduite, il n’en fut donc jamais question. Même sa Mercedes offerte par le club à l’occasion de son premier contrat ne lui aura pas servi de jouet. “C’est seulement une voiture de leasing. Je l’avais seulement depuis une semaine quand quelqu’un m’est rentré dedans alors qu’elle était garée devant la maison de mes parents. J’essaie toujours d’être prudent.” Avec la réussite en passager.



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