Sacha Kljestan, le trésor des Pirates

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Anderlecht

Manfred Schellscheidt et Gerson Echeverry ont façonné Sacha Kljestan à la Seton Hall University, de 2003 à 2005

Sa première saison dans l’effectif d’Anderlecht ne peut pas être qualifiée de réussite. Certains doutaient de ses qualités mais Sacha Kljestan avait besoin de s’adapter aux spécifités du football à l’européenne. Force est de constater, lors de cette saison 2011-2012, que Sacha Kljestan s’est imposé dans l’effectif d’Ariël Jacobs. Oh, bien sûr, ce n’est pas le joueur le plus spectaculaire. Mais, fidèle à son poste, Sacha fait son travail. Avec enthousiasme. Au point de devenir l’un des pions majeurs d’un Sporting en quête de stabilité pour retrouver un titre national.

S’il y a bien deux personnes qui soutiennent Sacha, ce sont Manfred Schellscheidt et Gerson Echeverry. Ces noms, de ce côté de l’Atlantique, ne vous diront pas grand-chose. Mais aux Etats-Unis, en matière de soccer , ce sont les rois. Surtout Manfred Schellscheidt, surnommé Manny par ceux qui lui portent de l’affection.

Actuellement à la retraite, bien que toujours actif, Manny, ancien sélectionneur de l’équipe nationale américaine, est devenu un découvreur de talents, qu’il a façonné. C’est lui qui a repéré Kljestan. “En tant qu’entraîneur d’un collège, j’accompagnais mon équipe qui disputait un tournoi à San Diego” , nous a expliqué Manfred Schellscheidt, depuis le New Jersey. “Son équipe a rencontré la mienne. Et, comment dire..., il m’a littéralement impressionné ! Nous avons eu l’occasion, lors de ce tournoi, de discuter ensemble, de choses et d’autres. Il est alors venu visiter les installations de la Seton Hall University.”

Entre la Californie, où Kljestan a grandi, et le New Jersey, il y a tout de même près de 4.000 kilomètres. De quoi désarconner un jeune gamin de 17 ans. Mais pas Kljestan. “Il avait ses équipiers mais aussi un oncle qui vivait à, approximativement, 45 minutes du campus de Seton Hall” , se remémore Gerson Echeverry, qui a entamé sa carrière de coach à la SHU, quand Kljestan y est entré. “Vous savez, des distances pareilles, aux États-Unis, cela n’effraie personne. Il est courant de prendre un avion pour traverser le pays en six heures, ou de rouler pendant six heures. Alors, 4.000 kilomètres, ce n’est pas grand-chose...”

Et Manny de poursuivre: “Pour des raisons qui m’échappent, il n’y avait pas tellement d’équipes qui lui faisaient la cour. Il nous a alors rejoint pour trois ans avant de partir vers les Orange County Blue Star, puis Chivas...”



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