Van Holsbeeck: “On va chercher les responsables”

C. F. Publié le - Mis à jour le

Anderlecht

Herman Van Holsbeeck ne digère pas le transfert avorté du Soulier d’Or. La cellule médicale en subira les conséquences

BRUXELLES On avait quitté Herman Van Holsbeeck samedi soir visiblement marqué par le faux-départ de Matias Suarez. On l’a retrouvé hier matin à l’aéroport de Zaventem, un peu plus détendu avant de s’envoler vers la Lituanie où Anderlecht ira assurer sa qualification ce soir contre Ekranas.

“Quand tu penses avoir onze millions puis que tu te rends compte ça ne se fera pas, c’est dur. C’est une vraie déception mais c’est ça aussi le sport. Il faut toujours un ou deux jours pour se remettre mais là c’est reparti.”

L’affaire Suarez ne restera pas sans conséquence au Sporting. Financièrement, sportivement mais aussi professionnellement.

“C’est maintenant important de fixer les responsabilités dans ce dossier” , reprend le manager général. “Des choses vont devoir changer. Quand on loupe un transfert aussi lucratif, il faut regarder dans son assiette et comprendre comment on a pu en arriver là. Nous devons absolument avoir l’unanimité sur les diagnostics. Je ne veux pas trop en dire mais nous allons régler ça rapidement.”

De son côté, Matias Suarez est rentré en Argentine où il va rencontrer un chirurgien qu’il connaît de longue date pour obtenir un nouvel avis sur son genou. “On l’a laissé partir quelques jours pour qu’il puisse consulter ce médecin en qui il a une énorme confiance. On pourra ensuite décider de ce que l’on fait. J’espère juste qu’on pourra l’opérer rapidement. S’il veut que cela se passe en Argentine, on enverra un membre de notre staff médical et cela se fera là-bas. Je veux que Suarez soit prêt pour le mois de janvier. Il aura alors six mois pour prouver à tout le monde qu’il a toujours ses immenses qualités avant le mercato estival de 2013.”

Le transfert avorté de Suarez vers le CSKA Moscou a modifié complètement le marché qu’Herman Van Holsbeeck espérait faire d’ici le 31 août. Sauf si Cheikhou Kouyaté prenait la place du Soulier d’Or dans le rôle du départ-jackpot. De nombreux clubs, dont Arsenal, sont tombés sous le charme du Sénégalais durant les JO (voir notre édition de mardi). “C’est un joueur jeune, talentueux et polyvalent. S’il part, ce sera pour beaucoup d’argent. En cas d’offre mirobolante, on écoutera évidemment mais j’ai quand même le sentiment que tout le monde va rester, y compris Kouyaté.”

L’arrivée du défenseur Niklas Moisander tant espérée par John Van den Brom n’aura probablement pas lieu. Herman Van Holsbeeck conserve quand même un petit espoir. “Tout peut aller très vite dans le monde du football. Si on devait recevoir l’argent d’un transfert ou de la Ligue des Champions, on pourrait encore faire quelque chose. À part l’arrivée éventuelle de Moisander qui permettrait à notre coach de jouer le système dont il rêve, on ne fera rien d’autre, sauf si un cadre de l’équipe à une autre position s’en va, bien évidemment.”

Le gros du travail d’Herman Van Holsbeeck va plutôt consister à élaguer un noyau qui frôle les cinquante joueurs. “Je ne vous cache pas que ça ne sera pas simple” , grimace-t-il. “Le football européen est en crise et nous ne voulons pas brader les prix. Nous estimons que tous nos joueurs ont des qualités et donc une certaine valeur. J’espère qu’on pourra quand même trouver une solution pour certains d’entre eux avant le 31 août.”

Cette rencontre en Lituanie pourrait justement servir de vitrine à quelques garçons en manque de temps de jeu. On pense à Mbenza, Marecek, Iakovenko et Molins. “Ils doivent surtout montrer ce qu’ils valent à l’entraîneur. Ils vont avoir une chance de se montrer et de mettre John Van den Brom en difficulté. Le statut d’un joueur peut vite changer.”



© La Dernière Heure 2012
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