Vanden Stock : “Les poules de C1, c’est une obligation”

Benoît Delhauteur Publié le - Mis à jour le

Anderlecht

Roger Vanden Stock lance, avec ambition, la nouvelle campagne européenne

BRUXELLES À quoi ça tient… Pour le même prix, les Anderlechtois auraient vécu un mois d’août bien tranquille, en attendant de participer à la Ligue des Champions qui les fuit depuis la saison 2006-2007. Mais le sort… et Chelsea en ont décidé autrement.

Avant cette campagne européenne sans doute encore plus importante que les précédentes, Roger Vanden Stock a fait le point. “Malheureusement, on n’a pas reçu de cadeau et on doit se qualifier… Je pense qu’on y parviendra, je suis confiant. On profite du 13e rang occupé par la Belgique pour être tête de série face à d’autres champions. Donc, en principe, on devrait se qualifier.”

Est-ce une obligation ?

“Oui, car sinon c’est déjà l’un de nos objectifs principaux qui s’envolera. On a longtemps cru que cette qualification, on l’aurait en même temps que le titre, mais Chelsea nous a joué un mauvais tour. Tout comme Naples, Barcelone et le Bayern Munich qui devaient tous éliminer les Londoniens…”

Financièrement, la C1 est-elle aussi une nécessité ?

“Elle n’est jamais tout à fait indispensable. Mais Anderlecht attend depuis trop longtemps. Dans nos budgets, on prévoit de participer à la phase de poules de C1 tous les trois ans. Or, là, cela fait six ans que nous sommes privés de ces revenus de la Ligue des Champions, qui font une énorme différence pour un club belge. Il est donc grand temps…”

L’argent de Suarez vous a donné un peu d’air.

“Peut-être. Mais n’oubliez pas que nous avons investi trois millions d’euros dans le stade et que nous avons financé la moitié du centre de Neerpede. Nous ne sommes pas fous : nous ne pouvons pas nous endetter. Je suis scandalisé que tant de clubs espagnols le soient. Il est grand temps que le fair-play financier soit appliqué. Mais oseront-ils exclure des grands clubs de la scène européenne ? Je l’espère car pour l’instant, les clubs qui, comme nous, respectent les règles, sont les dindons de la farce.”

Anderlecht ne fait pas de folies… Donc il ne s’est pas vraiment renforcé cet été.

“Nous avons plus ou moins le même groupe, c’est vrai. Mais si on veut appliquer une politique de jeunes, on doit éviter les erreurs du passé. On doit faire de la place pour les jeunes comme Praet, Canesin et d’autres.”

Qu’avez-vous pensé de la préparation de l’équipe ?

“Elle a été exceptionnellement positive. L’esprit et la manière sont assez nouveaux. L’ambiance est très bonne, malgré quelques garçons que certains disent difficiles.”

Venons-en à votre avenir. Vous êtes président depuis 1996. Songez-vous à arrêter ?

“Avec l’âge, on devient plus… émotif. On relativise moins. Mais je n’ai jamais annoncé mon départ. Je suis simplement en train de préparer ma succession. Ce serait stupide de ma part de ne pas le faire. Donc, aujourd’hui, ma succession est en cours. Puis, un jour, je passerai la main et je laisserai les décisions aux autres…”



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