Il existe encore un produit du terroir

Jean-François Prévost Publié le - Mis à jour le

Charleroi

Samuel Fabris est prêt à prendre sa revanche sur son accident de Lokeren

CHARLEROI On le sait, mais c’est ainsi partout ailleurs. Ou presque. Il ne subsiste pratiquement plus de clubs qui s’identifient à leurs joueurs (ou vice versa) parce que la règle est de mise que l’on se fie aux managers et que ceux-ci imposent leurs produits.

Charleroi est un exemple, mais il est vrai qu’Abbas Bayat a sciemment (et coupablement) voulu dénaturer le Sporting hennuyer. Voire le “désidentifier”, pour employer un mot qui n’existe pas mais qui aurait le mérite de figurer au dictionnaire parce qu’il est explicite. L’homme préfère composer une sorte de mosaïque et faire de son institution (du moins, c’en était une avant lui), une sorte de tour de Babel. Alors, le supporter ne s’y retrouve qu’en de rares occasions. Celui qui fréquente le Mambourg peut encore s’accrocher aux Cyprien Baguette, Adrien Faidherbe, Kenneth Houdret, Grégory Lazitch ou Samuel Fabris. Mais si ce n’est le dernier cité, ces joueurs n’ont encore bénéficié que d’un minimum de temps de jeu.

Attardons-nous donc sur Samuel Fabris. Originaire de Fosses-la-Ville, le jeune homme de tout juste 21 ans s’était imposé au poste de défenseur latéral droit alors que Charleroi était lancé dans sa vaine course au maintien.

“Formé comme médian défensif, j’y ai fait mes débuts en D1 au Cercle Bruges alors que je n’avais que dix-sept ans. C’est John Collins qui m’a mis le pied à l’étrier en qualité de défenseur. Malheureusement, j’ai été stoppé à Lokeren, le 11 février 2011, par une grave blessure aux ligaments du genou. Après opération, je suis resté huit mois inactif.”

Si les différents postes ne sont dangereusement pas dédoublés chez les Zèbres , Samuel Fabris est en concurrence avec Javier Martos qui vient de prolonger son contrat : “Nous sommes deux pour évoluer sur le flanc droit de la défense. À chacun de saisir sa chance.”

Dans un contexte qui reste flou : “On ne sait pas le temps que ça prendra pour que tout soit enfin réglé. Nous restons confiants que ce soit dans les délais.”



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