Thomas Meunier: “Je sais que je mérite ma place”

Thibaut Roland (avec HNb) Publié le - Mis à jour le

F.C. Bruges

Thomas Meunier pouvait craindre l’arrivée de Leekens. Il passe désormais pour son protégé

BRUGES Sa modestie légendaire ne l’a pas empêché de s’affirmer. Au-dessus de la mêlée depuis le début de saison, Thomas Meunier a définitivement quitté sa tenue d’écolier débarqué de Virton et de la division 3 en début de saison passée. “C’est vrai que je suis à cent pour cent pour l’instant, mais ne me demandez pas de vous expliquer pourquoi tout va si bien pour moi. Je suis en forme, c’est aussi simple que cela.”

À la veille d’un match vérité face à Copenhague, la place de Thomas Meunier n’a d’ailleurs strictement aucune chance de chanceler. Titulaire indiscutable, le Luxembourgeois a aussi trouvé en Georges Leekens un allié auquel nul ne s’attendait. “Le coach compte sur moi et je le sens. On a beaucoup de joueurs qui peuvent jouer sur les flancs, mais si je dois être sincère, je dirais que je n’ai pas vraiment peur pour l’instant. Je sais que je mérite ma place dans le onze de base… Au moins pour le moment.”

Et tant pis si, en passant, Thomas Meunier se retrouve condamné de faire quelques concessions, notamment concernant sa position. “C’est vrai que je ne suis pas vraiment un joueur de flanc. À la base, je suis un milieu offensif. Luc Devroe m’avait d’ailleurs transféré dans l’espoir de me voir plutôt percer dans ce rôle-là.”

Mais chacun sait que Devroe a depuis lors plié bagages en ne sauvant sans doute son image de manager que par le transfert réussi de Meunier.

De toutes ces choses-là, l’une des révélations de la saison passée ne semble pourtant pas se formaliser. “Leekens nous voit, moi et Refaelov, comme des joueurs de flanc capables de rentrer fréquemment à l’intérieur du jeu. Cela me va plutôt bien et c’est d’ailleurs cela qui explique aussi les deux goals que j’ai mis lors des deux premières journées. Je sais pertinemment bien que je dois encore améliorer mon efficacité. Quand je suis en dehors des 16 mètres, je frappe facilement au but, mais en homme contre homme, je réfléchis beaucoup trop pour pouvoir marquer.”

Demain, à l’heure de recevoir Copenhague, nul doute que Georges Leekens aura patiemment briefé son protégé sur la nécessité de marquer.



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