Le Standard lâché par sa défense (2-3)

Aurélie Herman Publié le - Mis à jour le

Genk

Le Standard a dit bye-bye à ses ambitions européennes après une défaite encaissée face à un adversaire nettement plus réaliste

LIEGE Standard-Genk, c'était la confrontation entre le flop de cette deuxième phase du championnat et la bonne surprise des playoffs 1. C'était aussi une rencontre à la saveur particulière tant on sait que la rivalité entre les deux équipes est grande depuis l'"affaire Defour", en 2005. Un match "imperdable" pour le Standard (5e, à 6 points de son adversaire du jour, 3e) qui devait l'emporter afin de rester en course pour une qualification européenne.

Séduisant, le Standard (privé de Sébastien Pocognoli, blessé) se montre directement offensif. Sans cesse dans la moitié de terrain genkoise, les Rouches provoquent, combinent, créent, bref, ils jouent au football. Ce football qui leur avait tant manqué lors des sept premières journées des playoffs. A la 8e minute, Luis Manuel Seijas arme un tir qui heurte le poteau de Laszlo Köteles. 5 minutes plus tard, le Hongrois Daniel Tozser voit également sa frappe du pointu s'écraser sur la barre du jeune Anthony Moris. C'est un partout entre ces deux joueurs que l'on retrouvera plus tard dans la partie.

A la demi-heure de jeu, nouvelle alerte pour les Liégeois. Totalement esseulé sur le flanc droit, Tozser offre un caviar à Thomas Buffel qui ne se prive pas de tromper le gardien adverse. Joie de courte durée pour l'ancien des Glasgow Rangers: son but est annulé pour un hors-jeu logique. Le jeu reprend et dans la minute qui suit, c'est le jeune Ezekiel qui va ouvrir la marque. Sur une passe lumineuse de Gonzalez (lui aussi très en verve), le Nigérian feinte, une fois, deux fois et envoie le ballon en pleine lucarne. Superbe. Plein d'audace et d'envie, l'ado de 18 ans impressionne face à un Genk certes porté vers l'avant mais trop brouillon.


Au bon souvenir de Benteke

Avec 13 tirs au buts à 2, on imagine mal Genk renverser la situation. Dès la première minute de la seconde période, Daniel Tozser remet pourtant les pendules à l'heure grâce à un missile balancé dans la cage de Moris. Les hommes de José Riga ne paniquent pas et relancent leurs attaques vers le but de Genk. Le problème, c'est qu'à trop jouer la gagne, la défense laisse de trop larges espaces à Vossen et Benteke.

Un duo que l'on retrouve à la 53e minute. Dans un contre dévastateur, les deux avants se jouent d'une défense complètement larguée. Sur un assist de Christian Benteke, le natif de Bilzen inscrit son 20e but de la saison. Le Standard est sonné. Pendant de longues minutes, les Rouches ne montrent plus rien, au grand dam d'un public pourtant toujours "Hystérik". Mais le noyau liégeois dispose cette saison d'un petit joyau venu tout droit du Venezuela: Seijas. A l'heure de jeu, le feu follet bénéficie d'un assist d'Ezekiel, frappe au but et profite d'une déviation de Nadson pour remettre son club à flot. Dix minutes plus tard, Jelle Van Damme manque de peu le 3-2 en plantant une tête rageuse... sur les poings de Köteles. On se dirige tranquillement vers un nul qui n'arrange finalement personne.

A trois minutes du terme, Genk se dit qu'il serait décidément trop dommage de relancer les Rouches dans la course à l'Europe. Revenu sur la pelouse qui n'a jamais voulu de lui, Christian Benteke se rappelle au bon souvenir d'un club qui l'avait jugé trop mauvais pour porter son maillot. Sur une nouvelle contre-attaque dévastatrice, l'ex-Liégois crucifie son ancienne équipe et la renvoie à ses démons. Cette année, le Standard a fait illusion grâce à sa bonne campagne européenne. L'an prochain, Riga et consorts regarderont sans doute l'Europa League devant leur écran télé. La faute à un cruel manque de réalisme. Zoro, Mémé, Michy, c'est quand que vous revenez ?

Publicité clickBoxBanner