Perbet : “Une promesse non-tenue”

Christophe Verstrepen Publié le - Mis à jour le

Mons

Dans un dossier délicat, le Français pourrait se tourner vers la Loi de 78 pour se libérer de Mons…

MONS Après des semaines de mutisme, Jérémy Perbet a voulu donner sa version des faits dans la saga de son transfert vers Parme… “Je suis très déçu” , expliqua le buteur français, qui sait qu’un très beau contrat de cinq ans l’attend en Italie.

“On m’a fait des promesses qui ne sont pas tenues. C’est difficile pour moi d’accepter cela. Je suis très déçu et je me sens mal. Cela me fait rire quand j’entends que Mons veut 2,5 ou 3 millions pour moi. Si l’Albert touche l’offre faite par Parme, c’est déjà bien. Le président Leone avait promis de me donner mon transfert sans exagérer la demande. Ce n’est pas vraiment le cas. Rejoindre Parme et la Serie A serait pour moi une merveilleuse opportunité. Pour un joueur comme moi, une chance comme cela ne se présente pas deux fois.”

Jérémy évoque, ensuite, les discussions en cours depuis janvier 2012.

“J’ai présenté en janvier au président Leone mes agents italiens de l’agence agbsport. Mons avait reçu une offre d’un club russe. On n’a jamais su si cette opportunité était réelle, mais de toute façon on trouvait, tous, que quitter Mons à cette époque n’était pas une bonne chose. En février, le président Leone nous a reçus dans ses bureaux pour une réunion de trois heures. Au début, il ne voulait pas évoquer un départ de ma part en fin de saison et proposa d’augmenter considérablement mon salaire et de prolonger mon contrat jusqu’en 2017. Mais on n’était pas venu pour cela et j’ai refusé de prolonger. On voulait discuter de mon départ en juin. Le président Leone a ensuite compris et accepté ma décision. On s’est serré la main et il a clairement promis de ne pas mettre des bâtons dans les roues pour un transfert vers l’Italie si on trouvait un club. Monsieur Leone m’a demandé de garder ma concentration pour Mons, ce que j’ai fait en inscrivant, encore, régulièrement des buts.”

Alors qu’un autre club italien s’intéressait aussi au buteur montois, mais en proposant un montant inférieur, Parme entra, déjà, dans la danse mi-avril en effectuant une première proposition comprise, d’après nos sources, entre un million et 1,4 million.

“Au mois de mai, le président Leone et monsieur Lommers sont partis à Parme où ils ont été très bien reçus (NdlR : ce qui a été confirmé par les hommes de confiance de Perbet, les avocats Luca Pelizzon et Lionello Manfredonia). Une nouvelle proposition a été mise sur la table par Parme (NdlR : 1,7 million) payable en deux fois, mais il fallait attendre la vente de la co-propriété de Sebastian Giovinco à la Juventus (NdlR : Parme touchera 9 millions payables en trois ans) pour entériner l’affaire. Monsieur Leone a alors incroyablement annoncé que je valais beaucoup plus (NdlR : entre 2,5 et 3 millions) et que le Standard avait fait une offre de 2,2 millions. Cette offre du club liégeois, les dirigeants parmesans ont appris, la semaine dernière, qu’elle n’avait jamais existé. Comme moi, ils sont très déçus par le coup de poker tenté par Dominique Leone.”

Un coup de bluff osé car malgré une excellente saison, l’actuel Dragon ne vaut pas deux millions sur le marché des transferts.

“Je ne comprends pas le changement d’attitude de monsieur Leone , ajouta Perbet. Ce transfert aurait pu se régler dans un timing parfait. Actuellement, on est tous perdants.”

Du côté du clan Perbet, on évoque maintenant l’utilisation de la Loi de 78 pour libérer Jérémy du club hennuyer.

“Un avocat belge nous a contactés dès le mois de mai , conclut Jérémy Perbet. Mais comme on était en pleines négociations, on ne voulait pas utiliser cette pratique. Maintenant, on va étudier la question, mais ce serait une triste fin d’en arriver là.”

Couvert par un nouveau certificat médical, Jérémy Perbet ne reprendra probablement pas, ce lundi, les entraînements avec Mons (en stage à Lichtaart), qui a reçu trois offres d’autres clubs pour le Français, mais toutes inférieures à celle de Parme…



© La Dernière Heure 2012
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