Gonzalez: “Qui a dit qu’on devait se qualifier ?”

Thibaut Roland Publié le - Mis à jour le

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Entre un signe pour sa femme et un geste pour son agent, Gonzalez pensait à ses proches plutôt qu’à l’Europe

“Qui vous parle de l’Europa League ? Évidemment que lorsqu’on joue au Standard, on doit lever les yeux vers le haut et ne pas rabaisser ses ambitions mais vous savez tout de même que c’est une saison de transition !”

La sentence de Nacho Gonzalez tombait presque comme une douche froide au moment où le succès liégeois venait déjà réchauffer toutes les idées de qualification européenne. “Moi je ne vais pas changer de discours. On continue à prendre match par match sans s’emballer. Et si vous pensez qu’en haut du club, l’Europa League reste une obsession, sachez qu’on ne sent strictement aucune pression de la part de la direction.”

On imaginait alors aisément le président Duchâtelet opiner du chef comme si son propre discours avait été parfaitement ingurgité par ses joueurs.

Dieu sait pourtant si le Ignacio Gonzalez croisé samedi face à Courtrai avait de quoi inspirer au Standard des ambitions relevées. Avec un pied ou une tête placés dans tous les bons coups (à commencer par l’assist sur le but d’ouverture de Seijas), l’Uruguayen a par instants éclaboussé un match timoré, rajoutant à sa prestation un but pétri de sentiments mélangés. À côté d’un signe jeté vers son agent, Jorge Vidal (“Il m’avait dit de lui faire un geste si je marquais. Je pense qu’il dormait mais mon but l’a réveillé” ), l’ancien joueur de Valence pensait surtout à sa femme opérée des yeux quelques jours plus tôt. “Vous ne m’entendrez jamais dire que la vie est facile pour elle. Moi, j’ai mon travail et je suis perpétuellement occupé. Pendant ce temps, elle est ici sans parler la langue, sans trouver d’occupation, sans avoir d’amis. Ce n’est qu’un pis-aller, mais je voulais lui dédier ce but.”

Lassé par leur vie de nomades et les valises emballées et dépliées chaque été, le couple Gonzalez cherche à se stabiliser. “C’est aussi pour des raisons familiales que je continue de répéter que je veux rester.”

Mais en attendant que le marché d’été vienne éventuellement bousculer cette idée, le médian rêve déjà de faire déjouer Bruges. “Je me méfie de Vazquez et de Refaelov mais à domicile, ils ne pourront pas jouer comme ils l’ont fait chez nous. Ils vont devoir se dégarnir et se montrer. La position d’outsider peut nous aider.”

Physiquement frais, Gonzalez ne demande qu’à le montrer.



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