Moris : “Enceinte, ma mère disait de moi que je serai gardien du Standard”

Kevin Sauvage Publié le - Mis à jour le

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La maman d’Anthony Moris avait donc vu juste puisque son fils va devenir le nouveau n°1 rouche

LIEGE Avec la blessure de Sinan Bolat, Anthony Moris a donc été promu numéro un après le match à Genk et ce, jusqu’au terme de la saison. À seulement 22 ans, le jeune portier en est pourtant à sa onzième saison en bord de Meuse. “J’ai réalisé un test à l’âge de 10 ans au Standard qui s’est avéré concluant alors que j’évoluais à Habay-la-Neuve” , précise Anthony Moris.

Depuis, l’histoire d’amour entre le club et le joueur se poursuit. “J’ai également la chance d’avoir un papa exceptionnel qui faisait la route toute la semaine d’Arlon vers Liège pour moi. Sans lui, je ne serais pas où je suis.” Après onze ans passés au Standard, Anthony Moris est ce qu’on appelle un vrai clubman. “Et je compte le rester encore un petit temps” , s’empresse-t-il de rajouter. Depuis le début de saison, Moris se tient toujours prêt à débuter tous les matches. “On ne sait jamais ce qui peut arriver à Sinan. Pour moi-même, c’est important de toujours me tenir prêt afin de ne jamais avoir de regrets. Il faut toujours se donner à fond.”

C’est en 2008 que Moris a intégré le noyau pro du Standard sous Michel Preud’homme. Il a dû attendre quatre ans avant de recevoir sa chance et n’a jamais eu peur d’être un éternel espoir à l’instar de Jesse Soubry ou encore de Jérémy De Vriendt. “Il faut aussi de la chance, que quelqu’un croit en toi. Je suis bien tombé avec les envies de départs de Sinan, même si je ne sais pas encore s’il va partir. De plus, la direction me fait confiance et m’a fait resigner un contrat de cinq ans. Je vais tout donner pour ce club.”

À l’âge de cinq ans, alors qu’il débutait, Anthony Moris a naturellement pris place dans le but. “J’ai toujours voulu être gardien de but. Ainsi, je n’ai jamais évolué en tant que joueur de champs dans ma jeune carrière.” Le choix de se placer entre les perches, et plus particulièrement celles du Standard, remonte même avant la naissance d’Anthony ! “Exactement ! Ça peut paraître totalement fou mais avant même que je vienne au monde, ma maman (Sandrine) répétait à qui voulait l’entendre que j’allais devenir le gardien n°1 du Standard.” On dit souvent que les mères ont un instinct surdéveloppé quand il s’agit de leurs enfants mais à ce point, c’est tout de même rare ! “Ma maman, je l’appelle la sorcière ! Avant le match à Genk, elle m’avait appelé en me disant de me préparer car elle avait le sentiment que j’allais jouer et c’est ce soir-là que Sinan s’est blessé. Pour ma part, jouer à Sclessin et être n°1 dans ce stade, c’est évidemment un rêve.”

Avant donc que la maman d’Anthony Moris ne lui prédise un transfert à Barcelone, le jeune portier va tenter d’aider ses couleurs à décrocher un ticket européen. “On y croit toujours même si on n’est pas dupe et qu’on sait que ça sera très compliqué. Mais par respect pour notre fabuleux public, on doit tout gagner et espérer un faux pas des concurrents.”

Pour Anthony Moris, ce n’est pas forcément en playoffs que le Standard s’est le plus éloigné de l’Europe. “À partir du moment ou tu fais deux sur six face à Saint-Trond et que tu ne ramènes qu’un point de Westerlo, ça devient compliqué.”



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