Valdés: "Au Standard, je suis redevenu un footballeur"

Kevin Sauvage Publié le - Mis à jour le

Standard Victor Valdés se confie et explique comment il est arrivé en bord de Meuse.

Après ses deux premiers matches à OHL et Genk sous le maillot rouche, Victor Valdés, l’ex-portier du Barça de 34 ans, a enfin été présenté à la presse. L’Espagnol, l’anti-star par excellence, explique les raisons de son choix.

Victor, comment avez-vous atterri au Standard ?

"C’est simple, j’avais deux options : rester sans jouer à Manchester ou venir au Standard, profiter du jeu, des fans incroyables et surtout, me sentir à nouveau footballeur et m’entraîner chaque jour. J’ai opté pour la seconde option !"

Avez-vous hésité ?

"Jamais ! Vous connaissiez ma situation; après quatre jours, j’ai pris ma décision et j’en étais très content. Ma femme et mes enfants vont d’ailleurs me rejoindre samedi."

Comment s’est passée votre adaptation ?

"Très bien. Tout le monde m’a vraiment aidé à m’adapter. Je suis arrivé sur la pointe des pieds dans le vestiaire, comme si j’étais un jeune joueur. C’est un cadeau pour moi de pouvoir jouer au Standard. Je vais, comme je l’ai toujours fait, tout donner pour que l’équipe atteigne les sommets."

Avez-vous sondé Marouane Fellaini ?

"Non. Je n’ai pas eu le temps de lui parler car je suis parti vraiment vite. On va se contacter rapidement pour parler du club et de la ville qu’il connaît très bien. Par contre, j’ai discuté avec Ilias Moutha-Sebtaoui, un jeune gardien de Manchester qui venait du Standard qui m’a dit que c’était un grand club et que je serais vraiment bien ici. Il ne s’est pas trompé !"

Pas trop perturbé par la météo ?

"On voit que vous n’avez jamais passé l’hiver à Manchester ! Pour le reste, je suis assez casanier mais quand je sors, dans la rue, les fans me reconnaissent et sont très chaleureux."

Quel est votre avis sur le vestiaire liégeois ?

"Au Standard, les joueurs sont humbles, ils écoutent le coach car ils veulent être des grands joueurs un jour. Pour moi, peu importe l’âge que vous avez ou votre vécu et votre palmarès, vous devez toujours vous comporter en professionnel. Il est donc primordial d’écouter son coach et de, sans cesse, se remettre en question et au travail. Se prendre pour des stars et attraper la grosse tête ne sert à rien. De ce point de vue-là, je suis agréablement surpris par la mentalité du vestiaire rouche ."

Votre coach a presque le même âge que vous, c’est déstabilisant ?

"Non pas du tout. On a quasiment le même âge, mais cela ne change pas le lien hiérarchique entre nous, il restera toujours mon coach. Les entraînements sont agréables et professionnels. Avec lui, le club a de l’avenir mais surtout un présent !"

Peut-on dire de lui qu’il est un coach à l’espagnol ?

"Dans la façon qu’il a de demander une pression permanente sur l’adversaire, oui. Selon moi, sa philosophie de jeu correspond totalement au style de joueurs qui composent le groupe du Standard."

Pourriez-vous rester au Standard au-delà de votre prêt ?

"Il faut vivre au jour le jour. Aujourd’hui, nous avons deux objectifs clairs : gagner la finale de la Coupe mais aussi se qualifier pour les PO1 . Il faut avancer pas à pas et ne pas trop se projeter."