Football L'équipe nationale féminine de Futsal s'est envolée ce lundi pour l’Irlande du Nord, où elles défendront les couleurs de la Belgique durant une semaine lors de la première phase qualificative.

Pour participer à l'EURO de Futsal 2019, les Belges devront passer deux tours préliminaires. Le premier d'entre eux se déroule du 21 au 25 août. La Belgique devra terminer première de son groupe pour arriver à la seconde phase de qualification. Terminer à la seconde place n'est pas suffisant pour se qualifier. L'Irlande du Nord, les Pays-Bas et la Suède sont sur la route des Belges.

Si elle termine première à l'issue du premier tour de qualification, la Belgique sera versée dans une autre poule, composée de la Russie, la Slovénie et la Croatie, qu'elle disputera en septembre. Il faudra à nouveau finir en tête afin de jouer le tour final, qui se déroulera en février dans l'un des 4 pays engagés.

Cette toute jeune équipe s'est créée il y a peu de temps. L'Union belge a organisé une journée de détection à la fin du mois de mai afin d'établir le noyau qui portera la vareuse noire-jaune-rouge. Quelques 80 joueuses avaient participé à cette journée pour finalement être resserrées à un noyau de 14 filles. Au terme d'un week-end de stage, deux d'entre-elles ont sauté de la sélection.

Elisabeth Mariscal Diaz, qui joue au football sur gazon en division 2 à l'ASE Chastre, fait partie des 12 joueuses sélectionnées pour le premier tour de qualification, au même titre que la gardienne de son club, Pauline Jandrain.

Elisabeth, quelles sont les chances de cette jeune équipe belge?

"C'est une toute nouvelle équipe. Le noyau est très jeune mais il y a certaines filles qui ont une trentaine d'années et donc plus d'expérience. Beaucoup de filles jouent dans les divisions supérieures de football sur terrain. On a pas encore beaucoup d'automatismes ensemble mais on a encore des entraînements et des matchs de préparation pour travailler cela. C'est difficile d'estimer nos chances mais on donnera tout pour gagner. "

Connaissez-vous bien les équipes que vous allez rencontrer?

"Pas tout à fait. C'est nouveau pour nous toutes. C'est difficile de préparer ça des semaines voire des mois à l'avance. Une fois sur place, on pourra se faire une idée plus précise du niveau des équipes adverses. On fera beaucoup d'analyses vidéo de nos adversaires afin de décortiquer leur jeu."

D'un point de vue personnel, qu'espères-tu?

"Jouer le maximum. Chaque minute est bonne à prendre. Si je peux marquer avec ce maillot de la Belgique, ce serait quelque chose de grand."

Jouer pour la Belgique, c'était un rêve?

"Ca reste du foot en salle où le but est de s'amuser et de prendre du plaisir mais c'est une très grande fierté."

L'ambition est de s'inscrire dans la durée au sein de l'équipe nationale?

"J'espère que ce n'est pas qu'un projet à court terme. Je veux disputer plus qu'un euro. J'espère être rappelée pour d'autres échéances. D'un point de vue collectif, l'équipe va s'améliorer au fil des années. On peut construire quelque chose de bien. Cela me tient à cœur de faire partie de cette équipe".

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Partir à l'étranger afin de disputer une phase qualificative avec une coéquipière de club et une amie, c'est une chance?

" C'est certain. Je m'entends très bien aussi avec le reste de l'équipe. Il y a des francophones et néerlandophones mais l'entente est très bonne.

Avez-vous fait des concessions pour figurer dans cette équipe?

"Pour me donner toutes les chances d'être dans l'équipe et surtout d'y être dans de bonnes conditions, j'ai beaucoup changé mon alimentation. Je fais beaucoup plus attention à ce que je mange. J'ai vu la différence. J'ai perdu du poids et je me sens bien physiquement. "

Plutôt foot sur herbe ou en salle?

"Je m'épanouis plus en salle. J'ai un petit gabarit, j'aime bien jouer dans les petits espaces. Mes qualités et mon style de jeu correspondent plus au futsal. "

Sur terrain en herbe en division 2

Elisabeth Mariscal Diaz évolue au sein du club brabançon de l'ASE Chastre. En équipes dames, le club aligne 4 équipes. Une en D2, une en 1ère provinciale, une autre en 2e provinciale et une équipe U14 davantage tournée vers la formation.

C'est en équipe A qu'évolue Elisabeth. Elle qui a rejoint le club il y a 3 ans, évolue en tant que flanc gauche. Elisabeth a commencé le football assez tard. "J'ai d'abord fait de la gymnastique. Alors que j'étais à l'école primaire, une amie m'a proposé de rejoindre son équipe à Gerpinnes. J'ai commencé à l'âge de 12 ans. j'y suis restée 4 ou 5 saisons. J'étais reprise en sélection du Hainaut et j'ai eu la chance de faire quelques apparitions avec l'équipe nationale belge en catégorie d'âges", explique-t-elle.

Alors qu'elle se sentait très bien dans ses godasses de foot, la gauchère de 26 ans a été contrainte de mettre un petit frein à sa carrière. "Pour des raisons familiales, mes sœurs et moi (elles sont triplées) avons dû arrêter le football sur gazon. Nous jouions toutes les 3 en sélection du Hainaut. On ne voulait pas arrêter complètement le football donc on a commencé le futsal. J'y ai pris goût et j'ai continué. Cela fait maintenant plus de 7 saisons que je dispute".

Mais le football sur herbe lui manquait et une amie a réussi à la convaincre de reprendre le chemin des terrains: "Une amie du mini-foot évoluait à Sibret, dans la province du Luxembourg. J'ai décidé de la rejoindre en cours de saison. J'ai joué des matchs en P1 dans l'optique d'évoluer en D2 l'année suivante. J'avais presque deux heures de route pour aller jusque là-bas. Puis, j'ai eu des échos du club de Chastre qui évoluait aussi en D2. J'ai contacté leur président et les choses se sont bien passées. J'ai rejoint Chastre pour essayer de me tester. Je voulais savoir si je pouvais évoluer en D2 ou non. Puis, je voulais avoir de bons entraînements dans les jambes."

Infirmière de profession, Elisabeth jongle entre le foot, le futsal et le boulot. Un emploi du temps bien chargé mais dans lequel elle arrive à caser quelques moments de détente et de temps libre.