Football La Coupe du Monde débute ce jeudi avec le Brésil, l’Allemagne et l’Espagne en grands favoris. Et les Diables en outsiders

Autant être honnête, pour l’enthousiasme, il faudra attendre une journée de plus et ce Portugal - Espagne déjà épicé et désormais relevé par la saga Lopetegui. Ce choc va trancher encore un peu plus avec le Russie - Arabie saoudite de ce jeudi qui s’annonce comme l’un matches d’ouverture les moins enthousiasmants de l’histoire de la Coupe du Monde.

Mais dans ce début d’été traversé par un souffle, l’heure est à l’enthousiasme. La magie des étés des années paires opère toujours. Encore plus quand les Diables, au contraire de l’Italie et des Pays-Bas, s’invitent dans le rôle d’un outsider capable de troubler l’ordre établi, ce que beaucoup d’observateurs lui promettent au fil de ses deux années sous Roberto Martinez, de la nouvelle dimension de Kevin De Bruyne et de la forme actuelle d’un Eden Hazard pas loin d’être au sommet de son art.

Nos consultants les voient ou plutôt les espèrent se frayer un chemin jusque dans le dernier carré. La route s’annonce assez escarpée vu la concentration de forces en présence.

Le Brésil , d’abord, avec ses certitudes, n’a plus rien à voir avec ce gentil organisateur tétanisé par la peur de décevoir son peuple il y a 4 ans. Après sa préparation mitigée, l’Allemagne n’est pas championne du monde des matches amicaux mais bien ce tenant du titre qui, grâce à son profond réservoir, peut rêver d’un doublé jamais vu depuis la Seleçao de Pelé en 1958 et 1962 quand l’Espagne s’est inventé un psychodrame qui fragilise les certitudes d’une équipe qui s’est réinventée sous Lopetegui et s’est dégotée dans l’urgence un sélectionneur improvisé dont le vécu d’entraîneur se limite à une expérience en D2 à Oviedo.

Au-delà de ce premier cercle de favoris, d’autres nations émergent et peuvent nourrir des rêves de conquête à condition de résoudre certains problèmes : la France doit se trouver un équilibre pour exploiter son potentiel offensif effrayant là où le Portugal et l’Argentine, portés par les monstrueux Cristiano Ronaldo et Lionel Messi doivent trouver moyen de les entourer au mieux.

Après une saison de clubs marquée par une Ligue des Champions où le déséquilibre offensif assumé a pris le pas sur l’organisation défensive, il faut espérer que la tendance s’étire jusqu’en Russie. Ce qui serait tout profit pour ces Diables qui penchent vers l’avant.