Football

Le plan était beau. Vingt ans après l’ Euro 2000, la Belgique devait retrouver un grand tournoi international : Bruxelles était choisie parmi les 13 villes hôtes de l’Euro 2020 .

Malheureusement, il y a un sérieux problème : la procédure s’est enlisée et on est encore loin de poser la première pierre.

"Entendons-nous bien : je suis un fervent supporter d’un stade national", nous a confié Mehdi Bayat, le nouvel homme fort (aux côtés de Bart Verhaeghe) de l’Union belge. "Il est important pour la Belgique de disposer d’une telle infrastructure. Je dis donc oui à un stade national… mais pas à n’importe quelles conditions !"

Le dirigeant semble désormais s’y résoudre, comme toute la Fédé : l’Eurostadium ne sera jamais prêt dans les temps.

"Je suis dirigeant d’un club de foot et je sais à quel point il est compliqué de faire avancer de tels dossiers" , souffle Mehdi Bayat. " Techniquement et matériellement, il sera difficile de construire un stade dans les temps et de faire en sorte que ce projet puisse aboutir pour l’Euro 2020. Pour quoi et pour quelle raison, je ne sais pas. Ce n’est pas grave si cet Euro ne se dispute pas en Belgique, il y aura d’autres possibilités à l’avenir…"

Voilà qui n’est pas certain. Car l’UEFA se rend compte de la complexité d’organiser une telle compétition dans 13 villes et pays différents, avec autant d’interlocuteurs à la clé. Et difficile d’imaginer que la Belgique puisse se doter, à moyen terme, de suffisamment d’enceintes répondant aux meilleurs critères de l’UEFA pour organiser un Euro toute seule…

Le stade Roi Baudouin est un autre problème : il est dépassé. Quelle enceinte pourrait alors abriter les rencontres des Diables rouges à l’avenir ? "Si des clubs belges ont la possibilité d’ériger des stades de plus de 45.000 places, bien sûr que je suis en faveur d’une tournante entre ceux-ci. Mais, actuellement, ce n’est pas le cas. Et moi qui suis aussi un administrateur de la Fédération, je peux vous dire que je ne vais pas m’asseoir sur la vente de 20.000 tickets par match. Cela ferait un fameux trou dans les caisses."

Bref, l’Union belge, qui n’est que locataire du stade Roi Baudouin, est dans l’impasse. Actuellement, l’UEFA maintient officiellement sa confiance envers la candidature de Bruxelles, notamment pour abriter le match inaugural. Mais dans les coulisses, il se chuchote qu’un plan B, dans une autre ville d’Europe, serait déjà prêt. Le nom du stade de Lille revient avec insistance…