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Des hooligans s'en sont pris à des supporters turcs à proximité du Parc des Princes avant le début du match Turquie-Croatie qui a débuté à 15h, affirme le journal L'Equipe sur son site internet.

La police serait rapidement intervenue pour disperser les individus. Selon le journal le Parisien, des hooligans d'extrême-droite entièrement vêtus de noir s'en seraient pris à des supporters croates. Les CRS (corps spécial de la police nationale) seraient rapidement intervenus et la situation serait à nouveau calme.

Ambiance détendue dans l'ensemble

Hormis cet incident, les supporters des sélections turque et croate qui s'affrontent dimanche à Paris dans un match classé à risque de l'Euro ont rallié le Parc des Princes dans une ambiance détendue, a-t-on appris de sources concordantes.

Loin des affrontements déplorés la veille en marge d'Angleterre-Russie à Marseille, les supporters de la Turquie et de la Croatie ont contribué à mettre une ambiance festive dans ce quartier résidentiel de l'ouest parisien, entre chants, klaxons de voitures, drapeaux au vent et fumigènes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le tout sous le regard attentif des forces de l'ordre, présentes en très grand nombre : plus de 1.500 policiers et gendarmes mobiles ont été dédiés à la sécurisation du stade, de ses abords et de la fan zone du Champ-de-Mars, sous la Tour Eiffel, selon la préfecture de police. Les consignes de vigilance ont été renforcées après les violences marseillaises.

En outre, 170 sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour cette rencontre classée 3 sur une échelle de risque de violences qui compte 4 niveaux.

"Pourquoi y aurait-il des problèmes? Sur une foule de 20.000 fans, il y en aura toujours 5% qui vont foutre le b... Ils n'ont rien à faire là. Ici on répond aux chants de l'équipe adverse, on s'amuse, c'est ça l'Euro", confie Marko Andric, supporter croate venu de Berlin.

Ali Okutucu, supporter turc résidant à Paris, confirme de son côté, en arrivant au stade : "Avec les Croates, il n'y aura pas de problèmes. On est juste deux peuples très fervents". "Par contre j'ai vu quelques hooligans français, crânes rasés et tatoués" à proximité. "Mais ils n'ont pas l'air très nombreux", ajoute-t-il.

Peu avant le coup d'envoi, tout était calme à la fan zone aménagée au pied de la Tour Eiffel, où seules quelques centaines de personnes, dont de nombreux... Suédois, avaient défié un temps maussade, a constaté l'AFP.

Les supporters turcs se sont installés dans les premiers rangs devant l'écran géant, brandissant leur drapeau national frappé d'un croissant, portant quelques maillots de Galatasaray, grand club d'Istanbul, ou fraternisant avec les supporters croates.