Champions League

Manchester City-Bayern Munich 3-2, APOEL Nicosia-Barcelona 0-4, Paris Saint Germain-Ajax 3-1, Schalke 04-Chelsea 0-5, Sporting CP-Maribor 2-1, Shakhtar Donetsk-Athletic Bilbao 0-1.

Groupe E: Man City au bout du suspense face au Bayern

Manchester City, ressuscité par un triplé d'Agüero qui a mis fin à 18 matches d'invincibilité du Bayern Munich mardi (3-2), peut toujours rêver de qualification en 8e de finale de Ligue des champion.

Au vu du parcours chaotique des Citizens, qui comptent actuellement cinq points mais devancent la Roma à la différence de buts, ce serait tout de même un formidable exploit.

Qui sera néanmoins validé en cas de nul en Italie dans 15 jours.

Sinon, les Anglais, éliminés à ce stade pour la 3e fois en quatre ans ne pourront s'en prendre qu'à eux.

Même en supériorité numérique à partir de la 20e minute après l'exclusion de Benatia et même devant après le penalty d'Agüero dans la foulée, les joueurs de Pellegrini ont pourtant trouvé le moyen de jouer à se faire peur et de se retrouver menés à leur tour.

Avant le show de l'Argentin en fin de match (85, 90+1). Auteur de cinq buts en C1 cette saison, il en est également à 14 réalisations lors des 12 derniers matches.

Avant cela la rencontre a le plus souvent été un calvaire pour son équipe puisque, fort de sa suprématie, le Bayern avait commencé très fort en cherchant à l'asphyxier.

Ceux-ci ont toutefois pu trouver de l'air grâce au jeu long du toujours vert Lampard et à la vivacité de Navas à droite.

Et sur une belle ouverture de l'ex-milieu de Chelsea, ils ont pu ouvrir le score contre le court du jeu.

Le Bayern a ensuite reculé de 20 mètres, ce qu'a apprécié City, le temps pour lui de se réorganiser après l'exclusion de son défenseur.

Mais une énième faute défensive, de Mangala cette fois (40), a offert à Xabi Alonso un bon coup-franc qu'il n'a pas laissé passer.

Sonnés, les joueurs de Pellegrini ont même encaissé un 2e but juste avant la pause. Pas attaqué sur l'aile droite, Boateng a pu centrer et Lewandowski a ridiculisé cette fois Sagna avant de prendre le meilleur de la tête (45).

En 2e période, City est remonté d'un cran et Boateng a cette fois-ci fini par craquer sous la pression en offrant le 3e but à son adversaire.

Dommage car, après le 7-1 passé à la Roma, les Bavarois ont longtemps été impressionnants d'une autre façon avant de se fissurer en fin de match contre une équipe actuellement dans le dur qui gagne seulement pour la 3e fois lors de ses huit derniers matches et la 2e fois d'affilée.

Le pari de la jeunesse de Guardiola, qui avait offert une première titularisation à Hojbjberg et Rode n'a donc pas été payant et son équipe s'incline au match retour contre le même adversaire sur le même score qu'il y a un an.

Malheureusement pour le champion d'Europe 2013, cela coïncide avec la fin de sa série de 18 matches d'invincibilité qui courait depuis le 13 août.

A Manchester, cette première victoire inespérée en C1 va sûrement faire du bien à toute l'équipe... mais également à un entraîneur de plus en plus attaqué.

Le triplé d'Aguëro





Le but d'Alonso



Le but de Lewandowski



Groupe F: le PSG conserve la tête

Le Paris SG a battu l'Ajax Amsterdam 3 buts à 1 (mi-temps: 1-0) lors de la 5e journée de la Ligue des champions, mardi au Parc des Princes, et conserve la tête du groupe F.

Grâce à ce succès, le huitième consécutif toutes compétitions confondues, le PSG arrivera en Catalogne en position de force: avec un match nul, il finira en tête de sa poule. Cela ne garantit pas d'avoir un 8e de finale facile, mais ça préserve en général des pires tirages.

Si Paris a fini par faire plier Amsterdam mardi, il le doit en priorité à ses deux stars offensives, Cavani, auteur d'un doublé, et Ibrahimovic.

Car cette fois, le patron est vraiment de retour. Déjà décisif sur l'ouverture du score de Cavani, le Suédois a en effet tiré son équipe de l'embarras en inscrivant à la 78e minute un but magnifique, enchaînant contrôle de la poitrine et frappe en pivot du droit (2-1).

Cinq minutes plus tard et sous des trombes d'eau, Cavani concluait l'affaire en dribblant Cillessen d'un crochet intérieur à l'ancienne (83).

Auparavant, Paris, incapable encore une fois de se donner le confort de deux buts d'avance, s'était mis en danger et avait été puni de sa coupable complaisance en laissant revenir l'Ajax à 1-1 sur un but de Klaassen (67), servi par le très jeune (19 ans) et très talentueux Kishna.

L'Ajax est une bonne équipe, jeune et pleine de promesses. Mais perdre quatre points en route face à cette bande de gamins (seulement deux joueurs de champ de plus de 23 ans au coup d'envoi) aurait eu des airs de faute professionnelle.

Malgré son manque de rythme et encore pas mal de déchets dans son jeu de passe, Ibrahimovic en a donc décidé autrement et sa montée en régime est la meilleure des nouvelles pour Laurent Blanc.

Le début de partie des Parisiens, installés en 4-2-3-1 avec Pastore en 10 et Matuidi et Rabiot sur la même ligne juste derrière, n'a tout de même pas été non plus particulièrement rassurant.

Comme au match aller, le pressing haut et l'attitude sans complexe de l'Ajax ont vraiment gêné les Parisiens.

Pénalisée par les absences de Thiago Silva, Thiago Motta et Verratti, l'équipe de Laurent Blanc a d'abord été dominée, son jeu n'étant éclairé que par la fantaisie de Pastore, ses passes de l'extérieur ou son double sombrero.

Mais alors qu'il ne se passait pas grand-chose dans le jeu parisien, il a déjà suffi d'un éclair d'Ibrahimovic pour faire basculer le match.

D'une passe lobée sur un pas, le grand brun avec des chaussures noires a éliminé toute la défense de l'Ajax et trouvé Lavezzi.

L'Argentin, qui avait manqué un face-à-face dix minutes plus tôt, faisait cette fois le bon choix et le geste juste en décalant Cavani à gauche et Paris était devant (33).

Plutôt à l'aise malgré les difficultés de Matuidi et Van der Wiel, le PSG a ensuite contrôlé la situation sans véritable inquiétude mais sans beaucoup d'occasions non plus.

Et c'est cette difficulté à tuer les matches, déjà trop souvent vue en début de saison, qui a failli le perdre. Après avoir réussi à battre Barcelone lors de la 2e journée (3-2), cela aurait été malheureux. Paris est devant, la revanche aura bien lieu et elle ne manquera pas d'enjeu.

Le doublé de Cavani





Le but d'Ibahimovic



Le but de Klaasen



Messi, ce héros

Lionel Messi est devenu mardi seul meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions avec un triplé lors de la facile victoire de son équipe du FC Barcelone chez l'Apoel Nicosie (4-0).

Le Barça (12 pts) jouera la première place du groupe F à domicile contre Paris SG (13) le 10 décembre, alors que le petit poucet chypriote -totalement surclassé- peut encore se qualifier pour la Ligue Europa s'il bat l'Ajax à Amsterdam, ce qui relèverait de l'exploit.

A 27 ans, Messi totalise désormais 74 buts en C1, soit trois unités de plus que l'Espagnol Raul, qui a passé l'essentiel de sa carrière chez l'ennemi juré du Barça, le Real Madrid.

Le but N.72, celui du record, ne restera pas comme le plus beau de son épais catalogue. C'est en effet en effleurant du pied une frappe sèche de Rafinha que l'Argentin a battu la marque de Raul (38e).

La célébration a été presque aussi sobre que le but : les neuf autres joueurs de champ sont venus entourer la "Puce" dans une belle étreinte collective.

Face à un Apoel complètement dominé, la "Puce" a permis à Barcelone de doubler la mise après l'ouverture du score par Suarez (27e), le premier but de l'Uruguayen en "blaugrana".

A l'entame, Messi avait manqué un face à face avec le gardien d'Apoel Urko Pardo, un ancien du centre de formation de Barcelone (3e) mais sa passe judicieuse en retrait pour Suarez aux six mètres (17e) aurait dû aboutir à une ouverture du score plus rapide.

A l'heure de jeu, Messi a concrétisé l'écrasante supériorité du Barça avec un joli ballon piqué du pied droit sur un service de Dani Alves, rentré avec la complicité d'un poteau (58e) pour marquer son sixième but en cinq matches cette saison en C1.

Apoel a ensuite profité d'un relâchement des Catalans pour effectuer son premier tir cadré et l'exclusion de Rafinha (70e) a permis aux Chypriotes de tenter un baroud d'honneur mais c'est Messi qui a eu le dernier mot avec un but sur une passe de Pedro (87e).

L'Argentin dépoussière décidément les annales à coup de triplé puisqu'il avait effacé samedi une marque qui tenait depuis 59 ans en devenant le meilleur buteur absolu du Championnat d'Espagne, avec trois buts face à Séville (253 réalisations).

Mais ces records ne lui seront pas d'un grand secours dans la course au Ballon d'or, dont Cristiano Ronaldo (Real Madrid) et Manuel Neuer (Bayern Munich) partent favoris.

Le scrutin s'est en effet clos vendredi, avant que l'Argentin s'installe sur ses deux trônes de meilleur buteur.

Le but de Suarez



Le triplé de Messi







Groupe G: Chelsea qualifié pour les 8e de finale

Mis sur orbite par John Terry, Chelsea a validé avec brio son billet pour les 8emes de finale de Ligue des champions, en surclassant (5-0) Schalke sur sa pelouse, lors de l'avant-dernière journée de la phase de poules.

Le leader invaincu de Premier league, impressionnant collectivement, a fait une véritable démonstration de force face à un 7e de Bundesliga qui n'a jamais fait illusion.

Avec 11 points, l'équipe de Mourinho est leader intouchable du groupe G avant la réception le mois prochain du Sporting Portugal, et s'affirme comme un des plus sérieux candidats au sacre européen.

Il fallait être à l'heure au Veltins Arena pour ne pas manquer le premier but du match, signé Terry après 86 secondes de jeu seulement, le but le plus rapide de l'histoire des Blues en C1!

Sur le premier corner, obtenu sur une frappe de Diego Costa détournée par le gardien allemand, Terry s'élevait plus haut que Höwedes pour ouvrir la marque d'une tête autoritaire et s'offrir un cadeau d'anniversaire anticipé pour ses 34 ans, qu'il fêtera le 7 décembre.

Sonnée, l'équipe allemande était totalement dépassée dans tous les compartiments du jeu. La frappe de Choupo-Moting sur la transversale (13) n'était qu'un épiphénomène.

Chelsea était un véritable rouleau compresseur et ses attaques vives et merveilleusement orchestrée par Eden Hazard aboutissaient à un 2e but de Willan (29) au terme d'une belle combinaison à trois.

Le pire était à venir puisque sur un corner tiré par Fabregas, et alors qu'il n'était pas sous pression, Kirchhoff logeait le ballon dans la lucarne de son propre gardien juste avant la pause (44).

Chelsea n'avait plus qu'à assurer. Ce que les Londoniens faisaient à merveille, écoeurant leurs adversaires. Mais il était dit que l'addition allait être plus douloureuse grâce au coaching de maître "Mou".

Entré en jeu (66) à la place de Costa, Drogba y allait de son coup de tête dix minutes plus tard (4-0) avant d'être passeur décisif pour Ramirez, deux minutes après, sur le 5e but (78).

Les Blues ont offert un match de rêve au "Special One", en quête d'un 3e sacre après ceux célébrés avec Porto (2004) et l'Inter Milan (2010). Ils sont invaincus en 19 matches toutes compétitions confondues.

La soirée a en revanche viré au cauchemar pour Roberto di Matteo, qui retrouvait un club londonien qu'il avait mené au sacre en 2012 avant d'en être limogé.

Le but de Terry



Le but de Willian



Le CSC de Kirchkoff



Le but de Drogba



Le but de Ramires



Le match Sporting-Maribor retardé à cause d'une coupure de courant

Dans l'autre match du Groupe G, le Sporting Portugal s'est finalement imposé 3 à 1 contre Maribor, dans un match retardé près de 45 minutes en deuxième période pour une panne d'éclairage.


Le but de Mane



Le but de Nani



Le CSC de Jefferson



Le but de Slimani




Groupe H: Shakhtar Donetsk en 8e de finale, sans jouer

Le Shakhtar Donetsk s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions malgré sa défaite à domicile contre l'Athletic Bilbao, 1 à 0, mardi lors de la 5e journée à Lviv.

Les Ukrainiens avaient déjà leur billet en poche avant d'entrer sur le terrain, grâce à la défaite du BATE Borisov face au FC Porto (3-0).

Un but de Mikel San José (49) a donné aux Basques une victoire méritée qui les place en troisième position du groupe H avec quatre points, derrière le Shakhtar (8 pts) et Porto (13 pts). Les Portugais étaient déjà qualifiés avant cette journée.

L'attaquant brésilien de Donetsk Luiz Adriano n'a été que l'ombre de lui-même mais conserve la tête du classement des buteurs de la C1 avec neuf réalisations.

Le Shakhtar a dominé le début de rencontre et manqué une grosse occasion par Alex Texeira, seul devant le gardien Gorka Iraizoz (7).

Bilbao, venu pour prendre des points dans l'optique d'une qualification pour l'Europa League, a repris l'initiative sans pouvoir faire la différence avant la pause (0-0).

A la 49e minute, les Ukrainiens auraient pu ouvrir la marque par un tir de vingt mètres à ras-de-terre de Douglas Costa, sans une belle intervention d'Iraizoz.

Ce sont finalement les visiteurs qui ont trouvé la faille de près par San José, à la suite d'un coup franc bien tiré par Binat (68).

Les derniers efforts de Donetsk pour égaliser ont échoué par manque de fraîcheur physique et de précision.

Le but de San José