Champions League Quand il est à 100 % de ses moyens, le milieu a rappelé combien il était indispensable.

S’il n’a jeté ne serait-ce qu’un œil au dernier Tottenham - Arsenal, Alex Ferguson a dû être conforté dans son idée.

Selon une indiscrétion du site Goal, l’Écossais a confié à l’été 2012 que les Spurs avaient réalisé l’affaire de l’année en grillant la politesse à Manchester United pour s’attacher les services de Moussa Dembélé, à l’époque à Fulham.

Près de six années ont passé et Dembélé a rappelé ces dernières semaines que son nom pouvait rimer avec irrégularité. Le milieu est capable d’alterner le très, très moyen comme à Newport en Cup où, le 27 janvier dernier, à l’instar de tout un collectif, il avait plongé face au défi physique des pensionnaires de D4. Mais il reste aussi ce joueur capable d’aller très, très haut comme sa performance dans le derby du nord de Londres l’a rappelé tant il a survolé son sujet.

"Un génie", a soufflé, dans un sourire, Mauricio Pochettino qui a tenu ensuite à recentrer le sujet de cette irrégularité quasi chronique forcément liée à ce physique parfois chancelant. "Je pense que la saison dernière, il a très bien joué et en fin de saison, il a souffert d’un problème à la cheville, a connu une préparation difficile et maintenant, il se sent bien", a rappelé l’Argentin en référence à cette fin de saison dernière anticipée une fois le titre envolé alors que Dembélé avait joué de longues semaines diminué. Avant d’être opéré.

Au moment de reprendre, le joueur l’avait reconnu : "Plus jamais je ne rejouerai sans douleur" à cette fameuse cheville. Ce qui implique avec lui une gestion toute particulière. "Je pense que le problème avec lui, c’est son physique, non ? Parce qu’en matière de qualité, il n’y a aucun doute, je l’ai déjà à plusieurs reprises dit, pour moi, c’est un joueur incroyable", a lancé l’Argentin. "Mais nous devons faire attention à son physique, mais il peut s’entraîner et sortir ce type de performances car il a un talent fou."

Capable de rendre complètement dingues ses opposants directs. Harry Arter, l’ancien milieu de Bournemouth, s’en est ouvert dans le Daily Mail, révélant une anecdote croustillante : "Au milieu d’un match, je lui ai dit le fond de ma pensée: ‘Comment tu fais ? Tu es devant moi, je pense que je vais te tacler et tu dribbles et te déplaces tellement vite’. Cela l’a fait rire".

Celui que ses coéquipiers de Fulham surnommaient le docteur "parce qu’à chaque fois qu’il recevait le ballon, il améliorait les choses" comme l’a révélé son ancien entraîneur Mark Hughes, doit désormais composer avec ses maux.

Pour en donner à ses adversaires et répéter sa performance d’Arsenal face à la Juventus ce mardi soir. Histoire de donner raison une fois encore à Alex Ferguson.