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Une manita, un rôle inédit et une vitrine européenne qui se fissure : Sofiane Hanni est frustré après cette triste soirée parisienne.

Premier joueur remplacé mardi soir à Paris, Sofiane Hanni paraissait particulièrement marqué par la lourde défaite. Il avait une petite mine, comme s'il était KO après cette gifle. « Franchement, ça fait mal. Il faudra une journée pour digérer ça mais on le fera et on se mettra dans le match pour Bruges dimanche. »

Au Parc des Princes devant toute sa famille, le capitaine anderlechtois a joué dans un rôle particulier, une sorte de faux neuf décalé. « Je devais jouer devant avec Henry (Onyekuru) et on devait écarter la défense au maximum pour permettre à Leander (Dendoncker) et Pieter (Gerkens) de s'infiltrer. »

Un plan clair qui n'a pas du tout fonctionné. La défense parisienne a même passé une soirée très paisible mardi. « On n'a pas pu travailler ce système à l'entraînement après Eupen. Dimanche, c'était le décrassage et lundi, on n'a pas bossé ça », disait-il. « Nos intentions étaient les mêmes qu'à l'aller, jouer sans pression et tenter de montrer nos qualités, mais ça n'a pas du tout fonctionné cette fois-ci. On n'a pas eu beaucoup d'occasions, contrairement au match chez nous. »

Sofiane Hanni semblait frustré, notamment par ce rôle qui l'obligeait à se retrouver sur le côté droit. Lui qui préfère l'axe ou le flanc gauche. Dans un autre dispositif tactique, cela avait déjà été le cas samedi à Eupen. « Je n'ai jamais joué à droite de ma vie et je n'y sens pas très bien. Mais bon, ça fait partie de l'apprentissage. J'ai déjà joué à pas mal de positions depuis que je suis arrivé à Anderlecht et je vais maintenant devoir apprendre à évoluer sur le côté droit. »

Après quatre rencontres jouées, Anderlecht a le bonnet d'âne dans cette Ligue des Champions, sans point et même sans but. « On savait que le PSG était très fort mais ça fait quand même mal de s'en prendre cinq. C'était la répétition de ces défaites qui nous frustrent. On prend beaucoup trop de buts. On dit souvent que la Ligue des Champions est une belle vitrine pour les joueurs mais quand tu tombes face à de telles équipes, ça peut se retourner contre toi. Là, on n'est pas du tout mis en vitrine, c'est clair... »