Champions League

Défait 1-2 à l'aller sur sa pelouse par le Real Madrid en demi-finale aller de la Ligue des Champions de football, le Bayern Munich n'abordera pas le match retour en position favorable mardi soir (20h45) à Bernabeu. Mais l'entraîneur Jupp Heynckes ne s'est pas pour autant montré résigné lundi en conférence de presse.

"Evidemment qu'il s'agira pour nous d'un match très difficile", a-t-il certes avoué. "Mais... pas plus que pour eux", a-t-il malicieusement ajouté. "Ce sera un grand combat. Le Real est le tenant du titre, et il n'y a pas grand chose à ajouter à celà pour situer le niveau de cet adversaire. Mais nos joueurs sont conscients que quand on veut atteindre un objectif aussi élevé que la Ligue des Champions, il y a une obligation de dépasser ses propres limites pour y arriver. Du moins au stade des demi-finales et dans le contexte de celle-ci en particulier. Il est de même impératif de se montrer efficace devant le but, où les rares occasions doivent être exploitées (allusion aux opportunités manquées à l'aller, ndlr)."

Heynckes n'envisage pas pour autant de doubler sa force de frappe en alignant Sandro Wagner au côté de Robert Lewandowski en pointe.

"Sandro aura peut-être l'occasion de se montrer très utile, voire décisif, en montant au jeu en cours de match", a-t-il en effet souligné.

James Rodriguez, 26 ans, contraint de quitter le Real Madrid l'été dernier pour retrouver du temps de jeu au Bayern Munich, a assuré lundi n'avoir pas de "rage" contre son ancien entraîneur Zinédine Zidane.

"Je n'ai absolument rien contre lui, il n'y a pas de sentiment de rage ou de vouloir le battre", a en effet expliqué le milieu offensif colombien.

"Je veux seulement faire un très bon match et que le Bayern Munich passe ce tour. Nous voulons tous jouer la grande finale. Je n'ai rien contre lui ni contre ce club pour lequel je n'éprouve que de la gratitude", a poursuivi James, tout en reconnaissant qu'il aurait aimé avoir plus de temps de jeu sous les ordres de Zidane.

Pour son grand retour au stade Santiago-Bernabeu, près d'un an après son départ pour Munich en prêt, l'ancien joueur du Real (2014-2017) a assuré qu'il ne fêtera pas, le cas échéant, un but inscrit contre son ancienne équipe.

"On m'a toujours bien traité ici. J'ai toujours voulu jouer dans ce club et ces trois saisons ont été uniques. J'ai pratiquement gagné tous les titres possibles et c'est une question de respect envers tout le monde. J'ai été heureux ici", a-t-il conclu.