Champions League

Depuis l'introduction de la nouvelle formule de la Ligue des Champions en 1992-1993, six clubs ont perdu par au moins trois buts d'écart à l'aller en demi-finales, sans jamais parvenir à refaire ce retard au retour.

Défaite 5-2 à Anfield voici huit jours, l'AS Rome reçoit Liverpool ce mercredi soir avec l'obligation de l'emporter par trois buts d'écart, pour peu que les Reds ne trouvent pas deux fois le chemin des filets au Stadio Olimpico. Si les Giallorossi sont parvenus à réaliser pareille performance au tour précédent en sortant le FC Barcelone, grâce à une prestation teintée de hargne, de jusqu'au-boutisme et de réussite, la tâche ne s'annonce pas aisée à ce stade de la compétition.

D'une part, l'effet de surprise, qu'ont subi les Catalans, n'existe plus et les représentants du Liver bird sont prévenus de la faculté des Romains à remonter pareil déficit. Les statistiques ne plaident, d'autre part, pas en faveur des hôtes de ce soir.

Le Real Madrid proche de l'exploit face au Dortmund de... Klopp

Les archives d'un quart de siècle d'archives de la C1 nouvelle mouture, soit depuis 1992-1993, montrent qu'aucune des six équipes ayant terminé le match aller avec trois buts de retard n'est parvenue à combler ce gouffre au retour.

Le premier précédent remonte à la saison 1997-1998 quand l'AS Monaco se déplace à la Juventus, finaliste sortante. Les Principautaires s'inclinent 4-1 outre-Alpes et ne parviennent pas à faire mieux qu'une victoire 3-2 sur le Rocher.

Deux ans plus tard, le FC Valence, en pleine bourre, reçoit le FC Barcelone à Mestalla et inflige une correction aux Catalans, défaits 4-1. Au retour, ces derniers seront menés en seconde période avant de relever la tête et s'imposer 2-1 dans les arrêts de jeu. Insuffisant toutefois pour priver les Valenciens de la première de leurs deux finales en deux ans.

Vient ensuite un gouffre de treize ans durant lequel aucune équipe ne parviendra à prendre un avantage conséquent à l'aller. Il faut attendre la saison 2012-2013 pour voir les deux demi-finales aller être marquées du sceau de la démonstration. Cette année-là, le Bayern Munich inflige quasiment une manita au FC Barcelone, s'imposant 4-0 en Bavière, avant d'en remettre une couche en Catalogne avec un 0-3 pour un total de 7-0 vécu comme un cataclysme chez les Blaugranas

Fort de ce résultat, les Bavarois allaient remporter cette édition dans une finale 100 % allemande. Se présentait face à eux à Wembley le rival du Borussia Dortmund d'un certain Jürgen Klopp. A l'époque, la philosophie du tacticien allemand trônait sur l'Allemagne et sur l'Europe. Dans la Rhur, un quadruplé de Robert Lewandowski assommait le Real Madrid 4-1, qui allait se rebiffer, trop tard, au retour en s'imposant 2-0. Les Merengues restent à ce jour les plus proches à avoir pratiquement remonté ce déficit, car avec un but de plus, ils auraient été de la partie à Wembley.

Il y a trois ans, le FC Barcelone prenait sa revanche face au Bayern Munich de son ancien mentor Pep Guardiola, passé en Bavière. Victorieux 3-0 au Camp Nou, les Culés s'inclinaient 3-2 au retour malgré un rush allemand en fin de match.

Sixième et dernier antécédent. La saison dernière, le Real Madrid retrouvait, une fois encore ces dernières années, son rival de l'Atlético. A Santiago Bernabéu, les Merengues ne faisaient qu'une bouchée des Colchoneros (3-0), qui allaient sauver l'honneur chez eux pour le dernier match européen à Vicente Caldéron en s'imposant 2-1.

Si l'on en croit ces statistiques, les Romains ont zéro pour cent de chances de passer l'écueil Liverpool. Pourtant, et comme l'a indiqué Radja Nainggolan, l'optimisme est de mise dans les rangs du premier club de la Ville éternelle.

© AFP