Champions League Le Français s’apprête à retrouver la C1 près de six ans après son dernier match dans l’épreuve disputée avec… le Real.

Sergio Ramos, Cristiano Ronaldo, Karim Benzema et Marcelo étaient déjà là. Et Lassana Diarra s’apprête à les retrouver ce mardi soir dans le camp d’en face. Le 14 mars 2012, le Français était lancé dans ce 8e de finale aller de Ligue des Champions par José Mourinho pour verrouiller le score à la 88e. Sans se douter que ces quelques minutes sur la pelouse du Bernabeu face au Spartak Moscou allaient être les dernières dans l’épreuve avant une pénitence de près de six ans.

Une semaine plus tard, le Français effectue sa 117e et ultime apparition sous les couleurs du Real Madrid. Sa relation passionnelle avec José Mourinho se termine avec fracas et cet échange, savoureux, relaté dans le livre Preparense a perder du journaliste d’El Pais Diego Torres. Au Special One, Lass’ lance : "Oublie-moi, fais ta vie et je ferai la même chose, mais oublie-moi ! Je te l’ai déjà dit 1000 fois, tu me saoules."

Trois mois plus tard , Diarra atterrit à l’Anzhi Makchakala, première étape de son voyage loin des radars et de la carrière que son talent laissait supposer. Si son départ de Madrid a été fracassant, Diarra va traîner celui du Lokomotiv Moscou en 2014 comme un boulet.

Relancé à Marseille en 2015 après un an sans jouer, au point de revenir en équipe de France et de manquer l’Euro sur blessure, le milieu est finalement condamné en 2016 à 10 millions d’euros d’amende par le TAS pour rupture abusive de son contrat avec le club moscovite.

Son exil en avril à 2017 à Al-Jazira aux Émirats arabes unis lui a permis en partie de régler ce souci financier. Avant qu’il ne retrouve sa liberté contractuelle cet hiver pour rejoindre le Paris SG.

À Paris, son arrivée est un bon coup pour la direction qui a résolu le casse-tête de bonifier son effectif sans débourser le moindre euro d’indemnités de transfert et une bénédiction pour Unai Emery qui a réclamé tout l’été le renfort d’une sentinelle d’expérience et qui n’a pas hésité à laisser Thiago Motta à Paris. "Tout comme Lo Celso, ll est dans le groupe, donc il est prêt et il a envie", a tenté d’éluder le Basque qui a pourtant préparé le Français, titulaire lors des deux derniers matches des Parisiens, à replonger dans le grand bain.Jo. L.