Champions League

Ce qui aurait dû être un match de gala pour Anderlecht risque de devenir un calvaire pour le club bruxellois. Avant de prendre le Thalys pour Paris, le président Roger Vanden Stock n’a pas caché son inquiétude.

"Bien sûr que j’ai peur que le scénario du match aller ne se reproduise, dit-il. Le Paris Saint-Germain a dépensé 268 millions en deux ans. Et nous, nous ne sommes plus dans le top 250 des budgets européens… Espérons qu’Ibrahimovic ne joue pas. Et que le PSG se dise qu’il gagnera facilement."

Quels sont vos objectifs après le 0 sur 9 ?  

"On reste ambitieux. Les deux derniers matches, on peut les gagner. Et pourquoi ne pourrions-nous pas ramener quelque chose de Paris ? Je me rappelle un match au Bayern. Tout le monde s’attendait à une raclée mais on a gagné (NdlR : 1-2 en 2008) . Avec une équipe B . On vise donc bien sûr encore la 3e place."  

Pourtant, votre entraîneur a déclaré qu’Anderlecht n’avait rien à faire en Ligue des Champions.  

"Il a dit cela directement après le match, sans doute encore sous le coup de l’émotion. Honnêtement, il n’a pas tort. Anderlecht n’a montré quelque chose que face à l’Olympiakos, mais on a perdu par 0-3. Van den Brom a dit ce que vous écrivez."  

Le prestige du club s’est pris un fameux coup.  

"C’est un problème pour la Belgique entière. Cela fait longtemps que je dis qu’on a un manque de moyens, à commencer par les stades. Et j’ai toujours dit que c’est la saison passée que nous aurions dû nous qualifier pour le second tour. Mais je ne vais pas reparler de l’arbitrage…"  

Aviez-vous tenu compte d’un scénario pareil ?  

"J’ai déclaré que ce serait une saison de transition. Une nouvelle équipe se prend parfois des claques. On est sur la bonne voie, mais construire une équipe, cela prend du temps. Nos supporters ont été très gâtés pendant deux saisons."  

Qu’avez-vous pensé des deux derniers matches ?  

"7 sur 9, ce n’est pas mal. Mais on ne joue pas encore comme il le faut. Or, les attentes sont trop élevées. Quand j’ai débuté comme président, en 1997, on a dû se battre jusqu’à la dernière journée pour se qualifier pour la Coupe de l’UEFA !"  

Préférez-vous jouer la Ligue des Champions ou l’ Europa League ?  

"La Ligue des Champions. Mais dans ce championnat, les petits sont impuissants contre les grands. Pour notre image, ce serait mieux de jouer l’ Europa League ."

Que pensez-vous des critiques envers van den Brom ?  

"Je ne lis pas les journaux. C’est votre tâche de critiquer le coach quand cela ne va pas bien. Mais on exagère. Je ne nie pas que cela ne tourne pas bien, mais parfois, il faut avoir de la patience."