C2 Le transfert vers l’Espagne du milieu niçois Jean-Michaël Seri a capoté. Récit.

Ce jeudi, Jean-Michaël Seri aurait dû se trouver loin, bien loin du Gaverbeek à s’entraîner avec le FC Barcelone. Dans la foulée d’une saison exceptionnelle, le petit milieu (1,68 m pour 65 kg) aurait dû rallier la Catalogne.

Débusqué à Paços Ferreira pour 700.000 euros en 2015, l’international ivoirien avait signé une clause de valorisation sous seing privé prévoyant qu’il pouvait quitter le club contre 40 millions d’euros.

"Avant le match retour contre Naples (le 21 août), nous étions tombés d’accord sur un transfert de 40 millions d’euros (avec Barcelone) ", a expliqué le président niçois Jean-Pierre Rivère en août sur Canal +. "Son contrat était prêt et avant le match je lui avais tapé sur l’épaule pour lui faire comprendre que c’était réglé. Le lendemain, le président de Barcelone nous informe qu’ils font machine arrière sur les conseils de leurs techniciens. Ce n’est absolument pas une histoire d’argent."

D'autres y voient la mauvaise prestation du milieu face aux Italiens pour justifier cette volte-face. Une hypothèse à laquelle le principal intéressé n’adhère pas.

"Je ne pense pas que ce soit mon mauvais match qui a fait changer les dirigeants d’avis. Vous croyez qu’ils négocient aussi longtemps pour un joueur dont ils ne sont pas sûrs ?", a lancé furieux le joueur dans Mundo Deportivo le 28 août. "J’ai pété les plombs. Je suis allé dans les bureaux du club pour avoir des explications. Ils m’avaient promis une chose et finalement, ils ont demandé plus pour moi."

Depuis, la colère de Seri est retombée et lui même assure "avoir tourné la page". Pour le plus grand bonheur de son entraîneur Lucien Favre qui ne voulait absolument pas voir partir quelqu’un qu’il trouve "merveilleux comme joueur et merveilleux comme homme."