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Saint-Etienne est venu à Anderlecht avec l'ambition d'arracher jeudi soir la première place du groupe C de l'Europa League. 

"Anderlecht est le plus fort adversaire de notre groupe", a prétendu le milieu défensif stéphanois Vincent Pajot, mercredi en conférence de presse. Comme Anderlecht, Saint-Etienne est le club le plus titré de son pays. Mais la différence est énorme: les Bruxellois ont remporté 33 championnats alors que les Verts en sont à dix, le dernier remontant à 1981. "Anderlecht a un noyau plus expérimenté et cela promet d'être difficile pour nous. Mais nous ne sommes certainement pas dépourvus de chances même si Anderlecht a de bonnes statistiques à domicile", a poursuivi Pajot, incertain en raison d'une douleur au mollet.

"J'ai décidé d'intégrer des jeunes car il y a encore des incertitudes concernant Pajot et Oussama Tannane qui a beaucoup joué et souffre de douleurs au tendon d'Achille gauche", a expliqué le coach Christophe Galtier. "Après huit semaines d'arrêt, Romain Hamouma ne pourra pas enchainer trois matches en une semaine et je ne pense pas le faire démarrer. Concernant Loïc Perrin, il a soufflé ce week-end et devrait débuter. Au vu des blessures, il est possible que Benjamin Aulagnier, Habib Maïga ou Arnaud Nordin aient du temps de jeu".

Au Parc Astrid, Saint-Etienne ne pourra pas compter sur le soutien de nombreux supporters. Ceux-ci ont été déçus par les mesures prises par les autorités belges. Tous les supporters français ont été fichés et n'ont pas le droit de se promener en ville. Un club de supporters de Saint-Etienne a même fait appel au boycott de la rencontre. A l'aller en septembre, des règles strictes avaient également été édictées à l'égard des fans anderlechtois.