Europa League

Michel Preud’homme était partagé entre satisfaction de la prestation et déception du résultat.

Le visage de Michel Preud’homme en conférence de presse d’après-match traduisait bien le double sentiment qui l’habitait. "Comme c’est déjà arrivé par le passé, de par mon attitude et mes mots, mes joueurs savent quand je suis mécontent. Jeudi soir, ils ont rapidement vu que j’étais satisfait d’eux."

Le coach des Rouches était content de la prestation de ses hommes mais évidemment déçu du résultat final. "Cela vient plomber le travail de mes joueurs. C’est frustrant mais je peux être fier de ce qu’ils ont fait. Face à une équipe redoutable, mes joueurs ont montré de très belles choses. Ils ont coupé tous les angles et, comme je l’avais souligné mercredi, ils ont été au bout de leurs actions lorsqu’ils avaient le ballon. Ensuite, je suis déçu qu’après tant d’efforts, on n’ait pas pu ramener au moins un point à Liège."

En première période, les Rouches ont joué avec leur bonheur en loupant quatre occasions franches notamment via Lestienne et Carcela.

"On n’a pas été capable de marquer ce petit but qu’on a si souvent eu au bout de nos pieds. Ensuite, Krasnodar a procédé à trois changements injectant des joueurs frais et de même qualité qui nous ont fait très mal. De notre côté, on aurait pu injecter un défenseur supplémentaire mais cela ne fait pas partie de notre philosophie et nous voulions garder trois joueurs offensifs pour essayer de leur faire mal une fois le ballon récupéré."

Malgré le fait que le Standard ait enregistré en Russie sa 3e défaite consécutive, MPH souhaitait positiver. "Je veux retenir de ce match le côté positif. Même si, en ce moment, on a peu de plaisir et de satisfaction liés aux résultats, mes joueurs ont prouvé qu’ils pouvaient aller au bout d’eux-mêmes. La plus belle preuve, ce sont les paroles du coach adverse qui, à deux reprises, m’a précisé que nous avions une très belle équipe et ça, ça vaut n’importe quel autre commentaire à mes yeux."

Cette défaite, comme le fait de savoir gérer la fatigue inhérente à l’enchaînement des matchs, doit également faire partie de l’apprentissage du groupe de Michel Preud’homme.

"On continue d’apprendre mais, si on est au maximum de nos capacités et qu’en face, l’adversaire qui, sur papier est plus fort, l’est également, cela devient compliqué. Espérons que, la prochaine fois, nous soyons capables de prendre au moins un point même si nous sommes des compétiteurs et qu’on veut toujours gagner."