Championnats étrangers

Répétition générale ratée pour le Bayern avant son déplacement à Paris mercredi: les Bavarois se sont fait piéger par le modeste Wolfsburg, qui a remonté un retard de deux buts pour arracher le nul à l'Allianz Arena 2-2, en match avancé de la 6e journée de Bundesliga.

Avec 13 points, le Bayern reste deuxième, et risque de voir Dortmund (13 pts également) faire le trou samedi en cas de victoire à domicile contre Mönchengladbach.

Le champion en titre, qui n'avait plus concédé un point à Wolfsburg sur sa propre pelouse depuis 2001, menait 2-0 à la pause. Mais une énorme faute de main de Sven Ulreich, qui remplace Manuel Neuer dans les buts du champion d'Allemagne au moins jusqu'en janvier, a remis Wolfsburg dans la course.

Les buts munichois ont été marqués par Robert Lewandowski sur pénalty (33e) et Arjen Robben (42e) pour le Bayern. Maximilian Arnold a transformé un coup-franc direct pour Wolfsburg, à la 57e minute, grâce à la bourde d'Ulreich.

Et après un festival d'occasions manquées par le Bayern, notamment par Robben et Ribéry, Daniel Didavi obtenait l'égalisation à la 83e minute, laissant trop peu de temps aux Bavarois, sonnés, pour réagir.

Sous le feu de la critique après leur début de saison mi-figue mi-raisin, les Munichois savaient pourtant que seul un très bon match contre Wolfsburg pouvait donner un signal positif et étouffer les rumeurs sur une crise au sein du vestiaire, ou une perte d'autorité de Carlo Ancelotti.

"C'est un moment important dans la saison", avait même admis avant la rencontre le coach italien des champions d'Allemagne: "L'atmosphère est bonne, mais nous savons que dans le football, chaque match peut l'améliorer ou au contraire la détériorer".

"Si nous sommes bons, nous échapperons à toute ces histoires que l'on raconte sur nous en ce moment", avait mis en garde pour sa part Thomas Müller: "Sinon, il y aura encore d'autres histoires..."

L'accident de parcours, à quatre jours d'un match de prestige contre le PSG, risque donc de rallumer la crise qui couvait dans le vestiaire du Bayern.

Pour ce match que l'on annonçait facile, Ancelotti était resté fidèle à sa politique de rotation, à laquelle seul Lewandowski échappe. Et il avait installé une équipe très "valeurs sûres du club", avec notamment la charnière Boateng-Hummels et les milieux offensifs Müller Robben et Ribéry.

James, brillant contre Schalke mardi soir, était sur le banc au coup d'envoi, de même que les jeunes Français Coman et Tolisso. Les trois hommes sont rentrés en fin de match, mais n'ont pas pu faire basculer la situation.

L'opposition de Paris, et la motivation du Bayern, seront évidemment totalement différentes mercredi. Mais le "Rekordmeister" devra trouver des ressources intérieures pour se montrer à la hauteur de sa réputation, face aux Neymar, Cavani et autre Mbappé.