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COUPE DU ROI

Un penalty en deux temps de Lionel Messi a permis au FC Barcelone de dompter l'Atletico Madrid (1-0) mercredi au Camp Nou en quart de finale aller de Coupe du Roi, offrant aux Catalans un précieux avantage avant le retour la semaine prochaine.

Ce petit but peut valoir de l'or: alors que l'Atletico avait jusque-là bien tenu le choc, la faute discutable de Juanfran sur Sergio Busquets a débouché sur un penalty et Messi, malgré la parade initiale du gardien Jan Oblak, a mis le ballon au fond (85).

Voilà l'Atletico contraint de remonter ce retard mercredi prochain au stade Vicente-Calderon, avec la circonstance aggravante de n'avoir pas marqué à l'extérieur à l'aller.

Les "Colchoneros" ont pourtant montré un visage séduisant, quelques heures seulement après l'arrivée au capital du club d'un puissant investisseur chinois, le milliardaire Wang Jianlin.

Car contrairement à sa visite en Liga il y a dix jours (défaite 3-1), l'Atletico était venu au Camp Nou pour jouer: positionnement très haut, duo Griezmann-Torres très mobile en attaque et danger permanent sur coups de pied arrêtés.

Et comme le Barça semble enfin décomplexé dans le sillage de son trio offensif Messi-Suarez-Neymar ("MSN"), le spectacle a été à la hauteur de cette affiche, aux airs de finale avant l'heure entre les deux principaux prétendants au trophée après l'élimination en huitièmes du Real Madrid, tenant du titre, devant l'Atletico (2-0, 2-2).

Il y a eu une frappe enroulée de Neymar sortie par le gardien Jan Oblak (4), un tir du droit de Messi filant au-dessus (12) ou une reprise trop enlevée de Suarez, pourtant tout seul dans la surface (36) après une louche magnifique d'Ivan Rakitic.

Messi, auteur d'un triplé contre le Deportivo La Corogne ce week-end (4-0), a d'ailleurs confirmé son excellente passe en enchaînant les dribbles, les accélérations sur l'aile droite et les percées. Et il a été récompensé de sa performance en inscrivant le but décisif en fin de rencontre.

Dans l'ensemble, le Barça a eu le ballon, ce qui n'a pas empêché l'"Atleti" de se montrer dangereux, notamment sur phases arrêtés, avec une demi-volée d'Arda Turan sur un ballon repoussé (27).

D'ailleurs, les "Colchoneros", très solide défensivement, auraient pu tout aussi bien ouvrir la marque sur une tête à bout portant d'Antoine Griezmann (35), hors cadre, ou un contre de Torres coupé in extremis par Gerard Piqué (39).

En seconde période, l'entrée en jeu du Madrilène Mario Mandzukic juste après le repos puis celle de Raul Garcia (65) à la place de Griezmann n'ont pas décanté le score. Et le rythme, très intense jusque-là, est progressivement retombé, jusqu'à la bévue de Juanfran sur un coup franc.

Reste à savoir si cette débauche physique ne nuira pas à terme aux deux rivaux, ce qui ferait les affaires du Real Madrid, trop heureux que ses deux principaux poursuivants en Championnat d'Espagne s'épuisent mutuellement.

En attendant de connaître le vainqueur de ce duel qui s'annonce électrique, Barça ou Atletico peuvent déjà s'attendre à défier en demi-finale Villarreal, qui a pris une option sur la qualification aux dépens de Getafe (1-0) un peu plus tôt mercredi.


COUPE DE FRANCE

Le Paris SG a retrouvé l'allant et la cohésion qui lui faisaient défaut ces derniers temps pour se qualifier pour les 8e de finale de la Coupe de France, en battant Bordeaux (2-1) mercredi grâce à des buts de Cavani et Pastore.

Paris est sur la bonne voie, mais est-il lancé ? Le match très important à Geoffroy-Guichard dimanche contre Saint-Etienne pour la 22e journée de Ligue 1 le dira, mais les prémices entrevus contre les Girondins ont dû rassurer Laurent Blanc sur ce que pouvait actuellement produire son équipe.

En attendant, le PSG gagne en confiance et poursuit sa route sur tous les fronts, encore bien dans la course en championnat (3e), s'apprêtant à jouer une demi-finale de Coupe de la Ligue à Lille, avant le grand rendez-vous des 8e de finale de Ligue des champions en forme de revanche contre Chelsea.

Prenant la Coupe de France très au sérieux depuis que le président Nasser Al-Khelaifi en a fait un des objectifs de la saison, les Parisiens ont été particulièrement appliqués dans leur entame de match, ouvrant le score dès la 14e minute par Cavani.

L'Uruguayen, auteur de son 2e but en deux matches en 2015, a parfaitement conclu de la tête la superbe action collective initiée par Cabaye à l'ouverture et impecablement relayée par Digne au centre décisif. Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps a dû apprécier.

Laurent Blanc aussi, qui avait choisi de ne pas titulariser David Luiz, Verratti, Motta, Lucas et Ibrahimovic, pour les ménager en vue du déplacement chez les Verts, et qui a forcément été satisfait de voir Digne faire un sans-faute et Cabaye rayonner comme rarement au milieu de terrain.

Thiago Silva de nouveau dissuasif

Paris a ensuite accru son avantage par un but de Pastore (33e), également à l'origine de l'action. L'Argentin a récupéré une mauvaise relance girondine, laissé Cavani s'emparer du ballon et centrer vers Lavezzi, puis s'est trouvé à point nommé pour reprendre le tir de son compatriote repoussé par Carrasso.

Sans forcer, en déroulant son jeu sérieusement, le PSG pensait s'être mis à l'abri de Bordelais inoffensifs, mais le tout début de seconde période a redonné un semblant de suspense à la rencontre, lorsque Rolan a profité d'un centre de Faubert mal renvoyé par la défense parisienne pour tromper Douchez (46e).

Le spectre du Paris s'effondrant 0à Bastia (4-2) après une conséquente avance de deux buts a point un instant dans les esprits craintifs parisiens, lorsque le même Rolan s'est trouvé en position favorable quatre minutes plus tard. Mais Thiago Silva se présentait en force de dissuasion qu'il semble redevenir depuis quelques matches.

Finalement la seconde période, à défaut d'être aussi enjouée que la première malgré l'entrée pleine de peps de Lucas, a tout de même montré que Paris était aussi sur la bonne voie pour ce qui est de tenir un résultat et de résister aux aléas, comme l'exclusion de Camara pour un deuxième carton jaune (83e).

Paris aurait même pu définitvement se mettre à l'abri sur un contre mal négocié de Cavani qui a vainement réclamé un penalty (84). Mais à défaut de savoir à nouveau tuer ses matches, réapprend-il au moins à les remporter sans se faire trop peur.


COUPE D'ITALIE

L'Inter Milan s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe d'Italie en battant la Sampdoria Gênes 2 à 0, grâce notamment à un but de sa nouvelle recrue, le Suisse Shaqiri. La Fiorentina est également passée aux dépens de l'Atalanta Bergame 3 à 1.


COUPE DE LA LIGUE ANGLAISE

Tottenham a battu l'équipe de troisième division de Sheffield United 1 à 0 en demi-finale aller de la Coupe de la Ligue anglaise, mercredi à Londres.