Championnats étrangers

Le Bayern Munich a pris sa revanche, grâce notamment à un triplé implacable de Robert Lewandowski, en dominant largement (5-0) l'Eintracht Francfort qui l'avait privé en mai du doublé Coupe-Championnat, dimanche lors de la Supercoupe d'Allemagne.

Impérial, le Bayern n'a pas manqué l'occasion de remettre les pendules à l'heure, après sa défaite surprise face aux Aigles en finale de la Coupe d'Allemagne (1-3) le 19 mai, pour la dernière de son mythique entraineur Jupp Heynckes.

Lors de cette Supercoupe, les deux équipes avaient aussi à coeur de marquer favorablement les esprits avant l'entame de la Bundesliga, le 24 août. D'autant que cette rencontre marquait, des deux côtés, les grands débuts d'un nouvel entraîneur: Niko Kovac côté bavarois, Adi Hütter pour l'Eintracht.

Et s'il fallait encore rajouter un peu de piment à ce match, qui n'en manquait pas: Kovac n'est autre que l'ancien coach de... Francfort. Pression, vous avez dit pression ?

Le Bayern, privé de James Rodriguez, Jerome Boateng, Serge Gnabry, Renato Sanches, et du champion du monde français Corentin Tolisso, a pu compter sur son fer de lance Lewandowski pour faire la différence. L'international polonais a ouvert le score pour les Munichois à la 21e minute, avant d'enchainer sur un doublé de la tête quelques minutes plus tard (26).

Maître du ballon en première période, l'ogre munichois n'a jamais semblé vraiment menacé par les Aigles, qui évoluaient sans leur buteur vedette, le Croate Ante Rebic, impressionnant lors du Mondial et qui a prolongé cette semaine son mandat avec Francfort jusqu'en 2022. Alors qu'il n'a repris l'entrainement que cette semaine, Hütter a préféré le laisser sur le banc à l'entame du match, avant de le faire entrer à la 64e minute.

Au retour des vestiaires, les hommes de Kovac ont à nouveau été menaçants. Après une tentative d'Arjen Robben sauvée de la main gauche par le portier francfortois (49), le Bayern est revenu à la charge sur une nouvelle action décisive de Lewandowski (54). De quoi ne pas faire regretter à son nouvel entraîneur d'avoir réussi à le convaincre de rester à Munich.

Quelques minutes plus tard, Kingsley Coman, à peine entré sur le terrain en remplacement de Robben, enfonçait le clou au terme d'un joli mouvement collectif (63). A la 85e minute d'un match devenu électrique, le Français était à nouveau à la manoeuvre pour servir Thiago Alcantara qui scellait définitivement cette démonstration de puissance des Bavarois.