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Découvrez tous les résultats de la 30e journée de Ligue 1.

Le Paris SG a souffert mais a finalement gagné à Nice grâce à Dani Alves (2-1), dimanche en début d'après-midi à l'Allianz Riviera et porte sa série à neuf victoires consécutives en L1, avec désormais 17 points d'avance sur Monaco.

Sans avoir effectué un grand match, Paris s'est donc rapproché un peu plus du titre de champion de France. Avec 83 points à 8 journées du terme, des records vont tomber.

Les Niçois, eux, peuvent pester contre leur manque de lucidité devant le but. Avec 42 points, ils peuvent encore rêver à l'Europe en fin de saison. Mais ce sera compliqué...

Malgré la banderole des supporteurs niçois, hostiles à un début de match si prématuré, l'horaire +made in China+ et les 700 millions de téléspectateurs supérieurs potentiels annoncés par la LFP boostaient clairement le début de match du Gym, détenu à 80% par un conglomérat sino-américain.

Dès la 5e minute, Balotelli lançait Saint-Maximin, dont la vitesse allait être un atout durant la rencontre. Sur le corner, Lees-Melou reprenait de façon trop scolaire pour inquiéter Areola (6).

Les hommes de Lucien Favre étaient ambitieux. Sur un centre de Le Marchand, Balotelli imposait sa puissance à Kimpembe. Si sa reprise de la tête heurtait le poteau gauche d'Areola, l'arbitre M. Letexier, avait, au préalable, estimé illicite la charge de l'Italien (7).

Le rythme des leaders incontestés de L1 était diamétralement opposé à celui des Azuréens. Mais quand la qualité est là... Le pressing de Verratti sur Cyprien payait. Benitez, puis le poteau, s'opposaient au fougueux Cavani (14).

Avion à réaction

Pourtant, on ne peut indéfiniment rester sans inquiétude avec un si faible niveau d'intensité. Lorsque Le Marchand récupère le ballon devant Mbappé et qu'il relance sur Balotelli, l'enchaînement des Aiglons était superbe. Plea lançait Saint-Maximin, qui d'un plat du pied du gauche sans fioriture ouvrait la marque (1-0, 17).

Le PSG est un avion à réaction, et Di Maria, son pilote. D'abord, il reprenait d'une volée parfaite en forme de talonnade le centre de Berchiche. Benitez se détendait (20). Puis, il égalisait d'un parfait extérieur du gauche après s'être amusé de Dante (1-1, 21).

On avait l'impression que l'essentiel était acquis pour les joueurs d'Emery. Même si Rabiot gâchait une occasion énorme en ne cadrant pas sa tête (34), plus rien, à part une montée en tension de Balotelli ainsi qu'une frappe de l'Italien au-dessus (37), ne se passait jusqu'à la pause.

Emery faisait entrer Kurzawa à la place de Berchiche à la pause. Parce que l'Espagnol avait été touché à une cheville (9), mais aussi parce que la vitesse de l'ex-Monégasque devait permettre de contenir Saint-Maximin.

Pourtant, l'international espoir se retrouvait encore seul face à Areola. Mais il manquait de feeling (50). Plus tard, il servait Balotelli, qui voyait sa tentative stoppée par Areola (63).

Les deux Niçois étaient intenables, Kimpembe et Kurzawa, en souffrance. Le premier se faisait d'ailleurs manger de la tête sur corner. La transversale repoussait la tentative de Super Mario (75).

Devant tant de difficultés, Emery configurait son équipe façon +Madrid à l'aller+. Cavani était remplacé par Meunier, qui permettait à Alves de passer milieu. Après un beau loupé de Mbappé (78), le Brésilien validait les choix de son coach. Admirablement servi par Rabiot, il donnait une victoire imméritée mais réelle au Paris SG (1-2, 82).


Nantes accroché à Metz, qui se rapproche de la L2

Le FC Nantes a manqué l'occasion de s'emparer de la cinquième place après avoir concédé le nul (1-1) sur la pelouse du dernier, Metz, qui file droit vers la L2, dimanche lors de la 30e journée de Ligue 1.

Les Canaris, pourtant dominateurs, mais également maladroits, n'ont pas réussi à se défaire de la lanterne rouge. Tout juste sont-ils parvenus à égaliser par Valentin Rongier (23e), peu après l'ouverture du score de Nolan Roux (12e).

Les Nantais, à l'arrêt en février (2 points en quatre matches), ont toutefois repris leur marche en avant en mars et même s'ils ont cédé leur cinquième place à Rennes, qui les devancent d'une longueur, ils ont toutes les cartes en mains pour la récupérer.

En effet, avec cinq matches à domicile sur les huit dernières journées, dont la réception des Rennais, les joueurs de Claudio Ranieri disposent d'un calendrier plutôt favorable.

"Le match nul est logique et c'est un bon point pour nous" a estimé le technicien italien.

A l'inverse, Metz, après un bon mois de janvier, n'avance pus depuis et semble quasiment condamné à la descente en Ligue 2.

Les Grenats, qui n'ont engrangé que trois points lors des sept derniers matches, pointent à huit longueurs du barragiste, Troyes, à huit journées de la fin de la saison.

Même s'ils doivent encore affronter cinq concurrents directs pour le maintien, on ne voit pas comment les Mosellans pourraient sauver leur place dans l'élite.

"Dans le contenu on est cohérent et on a l'impression qu'on peut l'emporter (...) L'espoir est réduit mais encore réel", a estimé Frédéric Hantz, l'entraîneur messin.

Les Lorrains avaient pourtant débuté la rencontre tambour battant et malgré du déchet technique, ils montraient énormément d'envie et de détermination.


Saint-Etienne poursuit sa bonne série et bascule du bon côté

Saint-Etienne retrouve la première moitié du classement de la Ligue 1 après sa victoire méritée sur Guingamp obtenue sur des buts de Subotic et Cabella (2-0), dimanche au stade Geoffroy-Guichard en match de la 30e journée.

Invaincus depuis la 22e journée et une défaite à Nice (1-0) qui les avait fait descendre au 16e rang, les Verts, désormais 9e (39 points), restaient sur trois nuls contre Lyon (1-1), Dijon (2-2) et Rennes (1-1).

Ils avaient glissé dans la seconde moitié du classement au soir de la 15e journée, le 28 novembre, après avoir été battu à Bordeaux (3-0).

Alors que Nantes, où ils se rendront le 1er avril, après la trêve, Montpellier et Nice, qui les précèdent, font du surplace, les Stéphanois, revenus à trois longueurs de Nice, pourraient se mêler à la lutte pour retrouver l'Europa league. Impensable il y a encore quelques semaines !

De son côté, Guingamp, seulement dangereux sur un tir de Marcus Thuram (68) et qui n'a plus gagné depuis six journées, se retrouve au 14e rang, à égalité de points avec Angers et Caen (35 points), qui devancent le club Breton à la différence de buts.

La déroute dans le derby à domicile contre Lyon (5-0), le 5 novembre, avait provoqué une grave crise sportive à Saint-Etiene avec notamment le départ de l'entraîneur espagnol, Oscar Garcia, arrivé l'été dernier et remplacé par l'inexpérimenté Julien Sablé, ancien joueur du club.

Ce dernier avait lui-même été écarté au profit de Jean-Louis Gasset (64 ans) le 20 décembre juste avant le dernier match précédant la trêve. Une rencontre à Guingamp, perdue 2-1...

Mais depuis, l'ASSE a rebâti son effectif au mercato d'hiver et ce sont deux des recrues de janvier qui ont fait la différence pour donner un avantage à leur équipe dimanche.

Ainsi, le défenseur Neven Subotic a ouvert la marque en reprenant à bout portant une passe de l'attaquant Robert Beric à la réception d'un corner joué par Rémy Cabella (1-0, 29).

Prêté par Marseille cet été, ce dernier, une nouvelle fois principal animateur du jeu stéphanois, a porté le score à 2-0 en fin de partie après une passe de Jonathan Bamba et après s'être joué de la défense guingampaise (79).