Championnats étrangers

En attendant Tottenham et Watford, seules autres équipes à trois victoires et qui s'affrontent dimanche, Liverpool et Chelsea ont poursuivi samedi leur sans-faute en tête de la Premier League. Manchester City, tombeur de Newcastle (2-1) et désormais 3e, est à l'affût.

Chelsea à l'usure

La victoire n'est pas flamboyante mais elle rapporte gros. Elle permet aux Blues, vainqueurs de Bournemouth (2-0), de garder le statut de co-leader, avec douze points. Malgré une forte domination, il a fallu attendre la 72e minute pour voir les coéquipiers de N'Golo Kanté prendre le dessus sur leur rigoureux adversaire. Pedro a d'abord profité d'une passe décisive d'Olivier Giroud (72e), entré en jeu onze minutes plus tôt à la place d'Alvaro Morata, après être resté sur le banc à Huddersfield la semaine dernière. Et c'est Eden Hazard qui a conclu l'affaire treize minutes plus tard (2-0, 85e).

Selon le manager Maurizio Sarri, "le mieux est de penser au prochain match. Le décalage, au départ, est de 30 points et il est très difficile de combler ce décalage en une saison", a affirmé l'ancien entraîneur de Naples, en référence au retard de Chelsea sur le champion Manchester City la saison dernière.

Liverpool sûr de ses forces

Il aura donc fallu attendre plus de cinq heures de jeu pour voir Liverpool encaisser un but cette saison. Un but sans véritable portée puisque l'affaire était déjà entendue après les buts de Mané (10e) et Firmino (45e). Le gardien de but brésilien Alisson s'est rendu fautif d'un dribble superflu - aussi inconséquent que ceux du Colombien Higuita jadis -, dont ont profité en deux temps Iheanacho puis Ghezzal.

Jürgen Klopp a transmis un message souriant, mais clair, à son portier en conférence de presse : "Aucun gardien au monde ne devrait dribbler dans cette situation. Si Alisson avait relancé immédiatement, tout aurait été bon mais, pour une raison inconnue, il ne l'a pas fait."

Au-delà de cette bourde individuelle, gagner à Leicester (1-2), 7e avant le coup d'envoi, est une sacrée performance qui donne encore un peu plus de crédibilité aux ambitions de l'entraîneur allemand, 4e de Premier League et finaliste de la Ligue des champions la saison dernière.

Les Reds, leaders du classement avec douze points et une meilleure différence de buts que Chelsea, semblent prêts pour les quatre gros matches qui les attendent après la trêve internationale dans la deuxième quinzaine du mois, avec Tottenham et le PSG à la suite puis une double confrontation avec Chelsea.

Manchester City fidèle à lui-même

La victoire des Citizens face à Newcastle (2-1) confirme que le futur adversaire de l'Olympique lyonnais en Ligue des Champions (le 19 septembre) n'a rien perdu de ses élans offensifs de la saison dernière, qui lui avaient permis de devenir champion avec 100 points et 106 buts inscrits.

Des élans qui ont parfois tendance à... assoupir sa défense. Comme à Wolverhampton la semaine dernière (1-1), une simple incursion de Newcastle a suffi à faire la différence et à permettre aux Magpies de tenir Manchester City à la pause. Après vingt minutes de haute tenue et un but de Raheem Sterling (8), City s'est en effet fait égaliser en contre, avec DeAndre Yedlin à la conclusion (30, 1-1) Un tir lointain de Kyle Walker a mis fin au suspense en début de seconde période (52, 2-1).

West Ham en crise

Pour West Ham, en revanche, c'est la soupe à la grimace. Contre Wolverhampton (0-1), les coéquipiers du Français Issar Diop, titulaire en défense, ont connu une nouvelle déconvenue. La formation est-londonienne reste lanterne rouge (0 point) malgré une enveloppe de recrutement de plus de 100 millions d'euros cet été et l'arrivée de Manuel Pellegrini au poste d'entraîneur.

Suite et fin de cette quatrième journée dimanche, avec notamment Watford - Tottenham et, surtout, le déplacement de Manchester United à Burnley, décisif pour l'avenir de José Mourinho sur le banc des Red Devils.