Championnats étrangers Kompany et les Citizens ont écrasé Huddersfield (6-1), sous le regard de Kevin De Bruyne.

Trop facile. C’est le jugement lapidaire que l’on peut poser après avoir maté la rencontre entre Manchester City et Huddersfield. Face aux Citizens , les Terriers n’ont simplement pas existé. Et ce n’est pas ce but inscrit suite à une étourderie de John Stones en fin de première mi-temps qui changera la donne.

Avec 77 % de possession, 32 tirs au but contre cinq (dont un seul cadré), les Skyblues étaient au-dessus, construisant patiemment depuis une base de lancement nommée Vincent Kompany (114 passes effectuées, et sept dégagements malgré tout).

Kevin De Bruyne ? Vu son apport global au jeu, son absence est évidemment dommageable, mais l’effectif de Pep Guardiola est tellement étoffé que perdre un tel joueur n’est plus une catastrophe. Surtout lorsque l’adversaire est aussi faible.

Ici, c’est Bernardo Silva qui a rempli la délicate mission de pallier la blessure au genou du Diable Rouge. Intenable, rapide, habile, précis, le Portugais a rendu un très beau bulletin côté droit, combinant sans cesse avec son homonyme David pour faire mal à Huddersfield.

Reste à savoir comment Sergio Agüero (auteur du 13e triplé pour le compte de City) et ses copains se débrouilleront contre une opposition plus costaude dans les semaines à venir. Mais les trois premiers matches disputés donnent au moins une indication : le champion en titre se porte très bien, même en l’absence d’un de ses titulaires les plus importants la saison passée.

L’autre grand bonhomme de cette rencontre à sens unique, c’est David Silva. À 32 ans, l’Espagnol n’a cessé d’amener le danger, avec un paquet d’occasions créées et un coup franc magistral, claqué en début de seconde période. Installé aux côtés d’Ilkay Gündogan, le désormais ex-international s’est montré virevoltant, faisant lui aussi oublier le sale bobo dont souffre KDB, présent en tribune avec une belle attelle à la jambe et des béquilles.


Avec ou sans lui, Silva s’est révélé être un véritable poison pour une défense aux abois, à l’image du pauvre Terence Kongolo, auteur du dernier but contre son équipe suite à un raid de Leroy Sané.

Au fait, l’Allemand était sur le banc, laissant son flanc gauche à Benjamin Mendy. Quand on vous parlait de banc plutôt bien fourni...